Nouvelles du 25-12- 2011
Texte Pris sur le site Zénith

Message de Noël 2011 du pape Benoît XVI


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Photos du webmaster MG sur la place St Pierre le 25 Décembre 2011 autres photos plus bas

Prononcé avant la bénédiction urbi et orbi, le 25 décembre
« Nous sommes ceux qui ont crié vers Dieu et qui ont été sauvés »

ROME, dimanche 25 décembre 2011 (ZENIT.org) – « Nous sommes ceux qui ont crié vers Dieu et qui ont été sauvés », explique Benoît XVI dans son message « Urbi et Orbi », à Rome et au monde, de ce 25 décembre, en la solennité de Noël.

Voici le texte officiel intégral en français de l’allocution de Benoît XVI :

Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier !

Le Christ est né pour nous ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. Qu’à tous parvienne l’écho de l’annonce de Bethleem, que l’Église Catholique fait retentir dans tous les continents, au-delà de toute frontière de nationalité, de langue et de culture. Le Fils de la Vierge Marie est né pour tous, il est le Sauveur de tous.

Une antique antienne liturgique l’invoque ainsi : « O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, viens, Seigneur, viens nous sauver ! » Veni ad salvandum nos ! Viens nous sauver ! C’est le cri de l’homme de tous les temps, qui se sent incapable de surmonter tout seul difficultés et périls. Il a besoin de mettre sa main dans une main plus grande et plus forte, une main qui de là-haut se tende vers lui. Chers frères et sœurs, cette main c’est Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie. Il est la main que Dieu a tendue à l’humanité, pour la faire sortir des sables mouvants du péché et la faire reprendre pied sur le roc, le roc solide de sa Vérité et de son Amour (cf. Ps 39 [40], 3).

Oui, voici le sens du nom de cet Enfant, le nom que, par volonté de Dieu, lui ont donné Marie et Joseph : il s’appelle Jésus, c'est-à-dire « Le-Seigneur-sauve » (cf. Mt 1, 21 ; Lc 1, 31). Il a été envoyé par Dieu le Père pour nous sauver surtout du mal profond, enraciné dans l’homme et dans l’histoire : ce mal qui est la séparation d’avec Dieu, l’orgueil et la présomption d’agir par soi-même, de se mettre en concurrence avec Dieu et de se substituer à Lui, de décider ce qui est bien et ce qui est mal, d’être le maître de la vie et de la mort (cf. Gn 3, 1-7). C’est le grand mal, le grand péché, dont nous les hommes, nous ne pouvons pas nous sauver si nous ne nous en remettons pas à l’aide de Dieu, si nous ne crions pas vers Lui : « Veni ad salvandum nos ! – Viens nous sauver ! »

Le fait même d’élever vers le Ciel cette invocation, nous met déjà dans la juste condition, nous met dans la vérité de nous-mêmes : en effet, nous sommes ceux qui ont crié vers Dieu et qui ont été sauvés (cf. Est [grec] 10, 3f). Dieu est le Sauveur, nous sommes ceux qui sont en danger. Il est le médecin, nous sommes les malades. Le reconnaître est le premier pas vers le salut, vers la sortie du labyrinthe dans lequel nous nous enfermons nous-mêmes par notre orgueil. Lever les yeux vers le Ciel, tendre les mains et demander de l’aide c’est la voie de sortie, pourvu qu’il y ait Quelqu’un qui écoute, et qui peut venir à notre secours.

Jésus Christ est la preuve que Dieu a écouté notre cri. Pas seulement ! Dieu nourrit pour nous un amour si fort qu’Il ne peut pas rester en Lui-même, qu’Il sort de Lui-même et vient en nous, partageant au plus profond notre condition (cf. Ex 3, 7-12). La réponse que Dieu a donnée en Jésus au cri de l’homme dépasse infiniment notre attente, atteignant une solidarité telle qu’elle ne peut être seulement humaine, mais divine. Seul le Dieu qui est amour et l’amour qui est Dieu pouvait choisir de nous sauver par cette voie, qui est certainement la plus longue, mais qui est celle qui respecte sa vérité et la nôtre : la voie de la réconciliation, du dialogue, de la collaboration.

C’est pourquoi, chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, en ce Noël 2011, tournons-nous vers l’Enfant de Bethléem, vers le Fils de la Vierge Marie, et disons : « Viens nous sauver ! ». Nous le répétons en union spirituelle avec tant de personnes qui vivent des situations particulièrement difficiles, et en nous faisant la voix de celui qui n’a pas de voix.

Ensemble, invoquons l’aide divine pour les populations de la Corne de l’Afrique qui souffrent de la faim et de la famine, souvent aggravées par une situation persistante d’insécurité. Que la Communauté internationale ne prive pas de son aide les nombreux réfugiés provenant de cette Région, durement éprouvés dans leur dignité.

Puisse le Seigneur donner du réconfort aux populations de l’Asie du sud-est, particulièrement de la Thaïlande et des Philippines, qui sont encore dans de graves situations de souffrance à cause des récentes inondations.

Puisse le Seigneur secourir l’humanité blessée par de nombreux conflits qui, aujourd’hui encore, ensanglantent la planète. Lui, qui est le Prince de la Paix, qu’il donne paix et stabilité à la Terre qu’il a choisie pour venir dans le monde, encourageant la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Qu’il fasse cesser les violences en Syrie, où beaucoup de sang a déjà été versé. Qu’il favorise la pleine réconciliation et la stabilité en Irak et en Afghanistan. Qu’il donne une vigueur renouvelée, pour l’édification du bien commun, à toutes les composantes de la société dans les Pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Puisse la naissance du Sauveur soutenir les perspectives de dialogue et de collaboration au Myanmar, pour la recherche de solutions partagées. Que la Nativité du Rédempteur garantisse la stabilité politique aux Pays africains de la Région des Grands Lacs et accompagne l’engagement des habitants du Sud-Soudan pour la sauvegarde des droits de tous les citoyens.

Chers frères et sœurs, tournons notre regard vers la Grotte de Bethléem : l’Enfant que nous contemplons est notre salut ! Il a apporté au monde un message universel de réconciliation et de paix. Ouvrons-lui notre cœur, accueillons-le dans notre vie. Répétons-lui avec confiance et espérance : « Vieni ad salvandum nos ! ».

Le pape Benoît XVI a ensuite présenté ses vœux de Noël en 65 langues.
Voici ses vœux en français :

Heureuse et sainte fête de Noël ! Que le Christ Sauveur vous garde dans l’espérance et qu’il vous fasse le don de la paix profonde !

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Messe de la nuit de Noël : homélie de Benoît XVI, 24 décembre 2011
« Un rayon de la bonté de Dieu »

ROME, dimanche 25 décembre 2011 (ZENIT.org) – « Prions en ce moment avant tout pour que tous ceux qui doivent vivre Noël dans la pauvreté, dans la souffrance, dans la condition de migrants, afin que leur apparaisse un rayon de la bonté de Dieu ; afin que les touche, ainsi que nous, cette bonté que Dieu, par la naissance de son Fils dans l’étable, a voulu porter dans le monde », a déclaré Benoît XVI dans son homélie pour la messe de la nuit de Noël , à Saint-Pierre de Rome au soir du 24 décembre.

Voici le texte officiel intégral en français de l’homélie de Benoît XVI :

Chers frères et sœurs,

La lecture tirée de la Lettre de Saint Paul Apôtre à Tite, que nous venons d’écouter, commence solennellement par la parole « apparuit », qui revient aussi de nouveau dans la lecture de la Messe de l’aurore : apparuit – « il est apparu ». C’est une parole programmatique par laquelle l’Église, d’une manière synthétique, veut exprimer l’essence de Noël. Dans le passé, les hommes avaient parlé et créé, de multiples manières, des images humaines de Dieu. Dieu lui-même avait parlé sous des formes diverses (cf. He 1, 1 : lecture de la Messe du jour). Mais, quelque chose de plus s’est produit maintenant : Il est apparu. Il s’est montré. Il est sorti de la lumière inaccessible dans laquelle il demeure. Lui-même est venu au milieu de nous. C’était pour l’Église antique la grande joie de Noël : Dieu est apparu. Il n’est plus seulement une idée, non pas seulement quelque chose à deviner à partir des paroles. Il est « apparu ». Mais demandons-nous maintenant : comment est-Il apparu ? Qui est-Il vraiment ? La lecture de la Messe de l’aurore dit à ce sujet : « Apparurent la bonté de Dieu (…) et son amour pour les hommes » (Tt 3, 4). Pour les hommes de l’époque préchrétienne, qui face aux horreurs et aux contradictions du monde craignaient que Dieu aussi ne fût pas totalement bon, mais pouvait sans doute être aussi cruel et arbitraire, c’était une vraie « épiphanie », la grande lumière qui nous est apparue : Dieu est pure bonté. Aujourd’hui aussi, des personnes qui ne réussissent plus à reconnaître Dieu dans la foi, se demandent si l’ultime puissance qui fonde et porte le monde, est vraiment bonne, ou si le mal n’est pas aussi puissant et originaire que le bien et le beau, que nous rencontrons à des moments lumineux dans notre cosmos. « Apparurent la bonté de Dieu (…) et son amour pour les hommes » : c’est une certitude nouvelle et consolante qui nous est donnée à Noël.

Dans les trois messes de Noël, la liturgie cite un passage tiré du Livre du Prophète Isaïe, qui décrit encore plus concrètement l’épiphanie qui s’est produite à Noël : « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l’insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. Ainsi le pouvoir s’étendra, la paix sera sans fin » (Is 9, 5s). Par ces paroles, nous ne savons pas si le prophète a pensé à un enfant quelconque né en son temps historique. Cela semble pourtant impossible. Ce texte est l’unique de l’Ancien Testament dans lequel il est dit d’un enfant, d’un être humain : son nom sera Dieu-Fort, Père-à-jamais. Nous sommes en présence d’une vision qui va beaucoup plus au-delà du moment historique vers ce qui est mystérieux, placé dans le futur. Un enfant, dans toute sa faiblesse, est Dieu-Fort. Un enfant, dans toute son indigence et sa dépendance, est Père-à-jamais. Et « la paix sera sans fin ». Le prophète en avait parlé auparavant comme d’« une grande lumière » et au sujet de la paix venant de Lui, il avait affirmé que le bâton de l’oppresseur, toutes les chaussures de soldat qui piétinaient bruyamment sur le sol, tout manteau roulé dans le sang seraient dévorés par le feu (cf. Is 9, 1.3-4).

Dieu est apparu – comme un enfant. Par cela même il s’oppose à toute violence et apporte un message qui est la paix. En ce moment où le monde est continuellement menacé par la violence en de nombreux endroits et de diverses manières ; où il y a toujours encore des bâtons de l’oppresseur et des manteaux roulés dans le sang, nous crions vers le Seigneur : Toi, le Dieu-Fort, tu es apparu comme un enfant et tu t’es montré à nous comme Celui qui nous aime et Celui par lequel l’amour vaincra. Et Tu nous as fait comprendre qu’avec Toi nous devons être des artisans de paix. Nous aimons Ton être-enfant, Ta non-violence, mais nous souffrons du fait que la violence persiste dans le monde, c’est pourquoi nous te prions aussi : montre Ta puissance, ô Dieu. En notre temps, dans notre monde, fais que les bâtons de l’oppresseur, les manteaux roulés dans le sang et les chausseurs bruyantes des soldats soient brûlées, qu’ainsi Ta paix triomphe dans notre monde.

Noël est une épiphanie – la manifestation de Dieu et de sa grande lumière dans un enfant qui est né pour nous. Né dans l’étable de Bethléem, non pas dans les palais des rois. Quand, en 1223, François d’Assise célébra Noël à Greccio avec un bœuf et un âne et une mangeoire pleine de foin, une nouvelle dimension du mystère de Noël a été rendue visible. François d’Assise a appelé Noël « la fête des fêtes » – plus que toutes les autres solennités – et il l’a célébré avec « une prévenance indicible » (2 Celano, 199 : Fonti Francescane, 787). Avec une profonde dévotion, il embrassait les images du petit enfant et balbutiait des paroles de tendresse à la manière des enfants, nous raconte Thomas de Celano (ibid.). Pour l’Église antique, la fête des fêtes était Pâques : dans la résurrection, le Christ avait ouvert les portes de la mort et il avait ainsi changé radicalement le monde : il avait créé en Dieu même une place pour l’homme. Eh bien, François n’a pas changé, il n’a pas voulu changer cette hiérarchie objective des fêtes, toute la structure de la foi centrée sur le mystère pascal. Toutefois, par lui et par sa façon de croire, quelque chose de nouveau s’est produit : François a découvert avec une profondeur toute nouvelle l’humanité de Jésus. Cet être-homme de la part de Dieu, lui a été rendu évident au maximum au moment où le Fils de Dieu, né de la Verge Marie, fut enveloppé de langes et fut couché dans une mangeoire. La résurrection suppose l’incarnation. Le Fils de Dieu comme un enfant, comme un vrai fils d’homme – cela toucha profondément le cœur du Saint d’Assise, transformant la foi en amour. « Apparurent la bonté de Dieu (…) et son amour pour les hommes » : cette phrase de Saint Paul acquérait ainsi une profondeur toute nouvelle. Dans l’enfant dans l’étable de Bethleem, on peut, pour ainsi dire, toucher Dieu et le caresser. Ainsi, l’année liturgique a reçu un second centre dans une fête qui est, avant tout, une fête du cœur.

Tout ceci n’a rien d’un sentimentalisme. Dans la nouvelle expérience de la réalité de l’humanité de Jésus se révèle justement le grand mystère de la foi. François aimait Jésus, le petit enfant, parce que, dans ce fait d’être enfant, l’humilité de Dieu se rendait évidente. Dieu est devenu pauvre. Son Fils est né dans la pauvreté d’une étable. Dans l’enfant Jésus, Dieu s’est fait dépendant, ayant besoin de l’amour de personnes humaines, en condition de demander leur – notre – amour. Aujourd’hui Noël est devenu une fête commerciale, dont les scintillements éblouissants cachent le mystère de l’humilité de Dieu, et celle-ci nous invite à l’humilité et à la simplicité. Prions le Seigneur de nous aider à traverser du regard les façades étincelantes de ce temps pour trouver derrière elles l’enfant dans l’étable de Bethléem, pour découvrir ainsi la vraie joie et la vraie lumière.

Sur la mangeoire qui était entre le bœuf et l’âne, François faisait célébrer la sainte Eucharistie (cf. 1 Celano, 85 : Fonti, 469). Par la suite, sur cette mangeoire un autel fut construit, afin que là où un temps les animaux avaient mangé le foin, maintenant les hommes puissent recevoir, pour le salut de l’âme et du corps, la chair de l’Agneau immaculé Jésus Christ, comme raconte Celano (cf. 1 Celano, 87 : Fonti, 471). Dans la sainte nuit de Greccio, François comme diacre avait personnellement chanté d’une voix sonore l’Évangile de Noël. Grâce aux splendides cantiques de Noël des Frères, la célébration semblait tout un tressaillement de joie (cf. 1 Celano, 85 et 86 : Fonti, 469 et 470). Justement la rencontre avec l’humilité de Dieu se transforme en joie : sa bonté crée la vraie fête.

Celui qui aujourd’hui veut entrer dans l’église de la Nativité de Jésus à Bethléem découvre que le portail, qui un temps était haut de cinq mètres et demi et à travers lequel les empereurs et les califes entraient dans l’édifice, a été en grande partie muré. Est demeurée seulement une ouverture basse d’un mètre et demi. L’intention était probablement de mieux protéger l’église contre d’éventuels assauts, mais surtout d’éviter qu’on entre à cheval dans la maison de Dieu. Celui qui désire entrer dans le lieu de la naissance de Jésus, doit se baisser. Il me semble qu’en cela se manifeste une vérité plus profonde, par laquelle nous voulons nous laisser toucher en cette sainte Nuit : si nous voulons trouver le Dieu apparu comme un enfant, alors nous devons descendre du cheval de notre raison « libérale ». Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu. Nous devons suivre le chemin intérieur de saint François – le chemin vers cette extrême simplicité extérieure et intérieure qui rend le cœur capable de voir. Nous devons nous baisser, aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions : le Dieu qui se cache dans l’humilité d’un enfant qui vient de naître.

Célébrons ainsi la liturgie de cette sainte Nuit et renonçons à nous fixer sur ce qui est matériel, mesurable et touchable. Laissons-nous simplifier par ce Dieu qui se manifeste au cœur devenu simple. Et prions en ce moment avant tout pour que tous ceux qui doivent vivre Noël dans la pauvreté, dans la souffrance, dans la condition de migrants, afin que leur apparaisse un rayon de la bonté de Dieu ; afin que les touche, ainsi que nous, cette bonté que Dieu, par la naissance de son Fils dans l’étable, a voulu porter dans le monde. Amen.

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L’arbre de Noël de la Place Saint-Pierre illuminé en ligne
ROME, jeudi 1er décembre 2011 (ZENIT.org) – L’arbre de Noël du Vatican est arrivé place Saint-Pierre ce matin jeudi 1er décembre.

Il s’agit d’un sapin rouge de 60 ans, de plus de 30 mètres de haut, et pesant quelque 5 tonnes. Il provient de la forêt de la province occidentale de la Transcarpatie, en Ukraine.

Mgr Sviatoslav Shevchuk , archevêque de Kiev et Galicie, a précisé qu’il s’agissait d’un « évènement extrêmement important ». « Pour le pays, a expliqué le chef de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine, il s’agit d’un témoignage supplémentaire de ses racines européennes et de son appartenance à la famille des nations européennes ».

Le sapin sera dressé le 5 décembre prochain, à côté de la traditionnelle crèche. C’est pour le moment un géant couché, entouré de bâches bleues de protection, bien gardé le long des colonnades de saint Pierre, derrière des barrières de sécurité.

L’arbre sera illuminé à partir du 16 décembre, à l’occasion de son inauguration. Cette inauguration aura une dimension œcuménique puisqu’elle se réunira Mgr Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, des évêques catholiques d’Ukraine de rite latin et byzantin, et des représentants de l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

Chaque année, l’arbre de Noël est offert par une région ou un pays différents. La tradition de l’arbre et de la crèche de la place Saint-Pierre a été inaugurée par le pape Jean-Paul II en 1982.

Benoît XVI a repris cette tradition, et il a souligné la valeur de la tradition des crèches et des arbres de Noël en disant : « la crèche n’est pas seulement un élément de ‘spiritualité’, mais aussi ‘de la culture et de l’art’ ».

La crèche est inaugurée le 24 décembre, et elle reste place Saint-Pierre jusqu’au 2 février, fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem.

Le bois de l’arbre est alors habituellement donné à des associations ou des communautés qui l’utilisent pour leurs œuvres de bienfaisance. L’arbre de Noël du Vatican prend alors une fonction sociale, dans le respect de l’environnement.

 


site Zenith

Date: 2011-12-25

Benedict XVI's Christmas Message


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Photos of the webmaster MG on St Peter 's Square 25 December 2010 Other pictures below

URBI ET ORBI MESSAGE
OF HIS HOLINESS POPE BENEDICT XVI

CHRISTMAS 2011

Dear Brothers and Sisters in Rome and throughout the world!

Christ is born for us! Glory to God in the highest and peace on earth to the men and women whom he loves. May all people hear an echo of the message of Bethlehem which the Catholic Church repeats in every continent, beyond the confines of every nation, language and culture. The Son of the Virgin Mary is born for everyone; he is the Saviour of all.

This is how Christ is invoked in an ancient liturgical antiphon: “O Emmanuel, our king and lawgiver, hope and salvation of the peoples: come to save us, O Lord our God”. Veni ad salvandum nos! Come to save us! This is the cry raised by men and women in every age, who sense that by themselves they cannot prevail over difficulties and dangers. They need to put their hands in a greater and stronger hand, a hand which reaches out to them from on high. Dear brothers and sisters, this hand is Christ, born in Bethlehem of the Virgin Mary. He is the hand that God extends to humanity, to draw us out of the mire of sin and to set us firmly on rock, the secure rock of his Truth and his Love (cf. Ps 40:2).

This is the meaning of the Child’s name, the name which, by God’s will, Mary and Joseph gave him: he is named Jesus, which means “Saviour” (cf. Mt 1:21; Lk 1:31). He was sent by God the Father to save us above all from the evil deeply rooted in man and in history: the evil of separation from God, the prideful presumption of being self-sufficient, of trying to compete with God and to take his place, to decide what is good and evil, to be the master of life and death (cf. Gen 3:1-7). This is the great evil, the great sin, from which we human beings cannot save ourselves unless we rely on God’s help, unless we cry out to him: “Veni ad salvandum nos! – Come to save us!”

The very fact that we cry to heaven in this way already sets us aright; it makes us true to ourselves: we are in fact those who cried out to God and were saved (cf. Esth [LXX] 10:3ff.). God is the Saviour; we are those who are in peril. He is the physician; we are the infirm. To realize this is the first step towards salvation, towards emerging from the maze in which we have been locked by our pride. To lift our eyes to heaven, to stretch out our hands and call for help is our means of escape, provided that there is Someone who hears us and can come to our assistance.

Jesus Christ is the proof that God has heard our cry. And not only this! God’s love for us is so strong that he cannot remain aloof; he comes out of himself to enter into our midst and to share fully in our human condition (cf. Ex 3:7-12). The answer to our cry which God gave in Jesus infinitely transcends our expectations, achieving a solidarity which cannot be human alone, but divine. Only the God who is love, and the love which is God, could choose to save us in this way, which is certainly the lengthiest way, yet the way which respects the truth about him and about us: the way of reconciliation, dialogue and cooperation.

Dear brothers and sisters in Rome and throughout the world, on this Christmas 2011, let us then turn to the Child of Bethlehem, to the Son of the Virgin Mary, and say: “Come to save us!” Let us repeat these words in spiritual union with the many people who experience particularly difficult situations; let us speak out for those who have no voice.

Together let us ask God’s help for the peoples of the Horn of Africa, who suffer from hunger and food shortages, aggravated at times by a persistent state of insecurity. May the international community not fail to offer assistance to the many displaced persons coming from that region and whose dignity has been sorely tried.

May the Lord grant comfort to the peoples of South-East Asia, particularly Thailand and the Philippines, who are still enduring grave hardships as a result of the recent floods.

May the Lord come to the aid of our world torn by so many conflicts which even today stain the earth with blood. May the Prince of Peace grant peace and stability to that Land where he chose to come into the world, and encourage the resumption of dialogue between Israelis and Palestinians. May he bring an end to the violence in Syria, where so much blood has already been shed. May he foster full reconciliation and stability in Iraq and Afghanistan. May he grant renewed vigour to all elements of society in the countries of North Africa and the Middle East as they strive to advance the common good.

May the birth of the Saviour support the prospects of dialogue and cooperation in Myanmar, in the pursuit of shared solutions. May the Nativity of the Redeemer ensure political stability to the countries of the Great Lakes Region of Africa, and assist the people of South Sudan in their commitment to safeguarding the rights of all citizens.

Dear Brothers and Sisters, let us turn our gaze anew to the grotto of Bethlehem. The Child whom we contemplate is our salvation! He has brought to the world a universal message of reconciliation and peace. Let us open our hearts to him; let us receive him into our lives. Once more let us say to him, with joy and confidence: “Veni ad salvandum nos!”


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Benedict XVI's Christmas Eve Homily

"A Child, in All Its Weakness, Is Mighty God"


VATICAN CITY, DEC. 24, 2011 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's homily tonight at Christmas Eve Mass.

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Dear Brothers and Sisters!

The reading from Saint Paul’s Letter to Titus that we have just heard begins solemnly with the word "apparuit", which then comes back again in the reading at the Dawn Mass: apparuit – "there has appeared". This is a programmatic word, by which the Church seeks to express synthetically the essence of Christmas. Formerly, people had spoken of God and formed human images of him in all sorts of different ways. God himself had spoken in many and various ways to mankind (cf. Heb 1:1 – Mass during the Day). But now something new has happened: he has appeared. He has revealed himself. He has emerged from the inaccessible light in which he dwells. He himself has come into our midst. This was the great joy of Christmas for the early Church: God has appeared. No longer is he merely an idea, no longer do we have to form a picture of him on the basis of mere words. He has "appeared". But now we ask: how has he appeared? Who is he in reality? The reading at the Dawn Mass goes on to say: "the kindness and love of God our Saviour for mankind were revealed" (Tit 3:4). For the people of pre-Christian times, whose response to the terrors and contradictions of the world was to fear that God himself might not be good either, that he too might well be cruel and arbitrary, this was a real "epiphany", the great light that has appeared to us: God is pure goodness. Today too, people who are no longer able to recognize God through faith are asking whether the ultimate power that underpins and sustains the world is truly good, or whether evil is just as powerful and primordial as the good and the beautiful which we encounter in radiant moments in our world. "The kindness and love of God our Saviour for mankind were revealed": this is the new, consoling certainty that is granted to us at Christmas.

In all three Christmas Masses, the liturgy quotes a passage from the Prophet Isaiah, which describes the epiphany that took place at Christmas in greater detail: "A child is born for us, a son given to us and dominion is laid on his shoulders; and this is the name they give him: Wonder-Counsellor, Mighty-God, Eternal-Father, Prince-of-Peace. Wide is his dominion in a peace that has no end" (Is 9:5f.). Whether the prophet had a particular child in mind, born during his own period of history, we do not know. But it seems impossible. This is the only text in the Old Testament in which it is said of a child, of a human being: his name will be Mighty-God, Eternal-Father. We are presented with a vision that extends far beyond the historical moment into the mysterious, into the future. A child, in all its weakness, is Mighty God. A child, in all its neediness and dependence, is Eternal Father. And his peace "has no end". The prophet had previously described the child as "a great light" and had said of the peace he would usher in that the rod of the oppressor, the footgear of battle, every cloak rolled in blood would be burned (Is 9:1, 3-4).

God has appeared – as a child. It is in this guise that he pits himself against all violence and brings a message that is peace. At this hour, when the world is continually threatened by violence in so many places and in so many different ways, when over and over again there are oppressors’ rods and bloodstained cloaks, we cry out to the Lord: O mighty God, you have appeared as a child and you have revealed yourself to us as the One who loves us, the One through whom love will triumph. And you have shown us that we must be peacemakers with you. We love your childish estate, your powerlessness, but we suffer from the continuing presence of violence in the world, and so we also ask you: manifest your power, O God. In this time of ours, in this world of ours, cause the oppressors’ rods, the cloaks rolled in blood and the footgear of battle to be burned, so that your peace may triumph in this world of ours.

Christmas is an epiphany – the appearing of God and of his great light in a child that is born for us. Born in a stable in Bethlehem, not in the palaces of kings. In 1223, when Saint Francis of Assisi celebrated Christmas in Greccio with an ox and an ass and a manger full of hay, a new dimension of the mystery of Christmas came to light. Saint Francis of Assisi called Christmas "the feast of feasts" – above all other feasts – and he celebrated it with "unutterable devotion" (2 Celano 199; Fonti Francescane, 787). He kissed images of the Christ-child with great devotion and he stammered tender words such as children say, so Thomas of Celano tells us (ibid.). For the early Church, the feast of feasts was Easter: in the Resurrection Christ had flung open the doors of death and in so doing had radically changed the world: he had made a place for man in God himself. Now, Francis neither changed nor intended to change this objective order of precedence among the feasts, the inner structure of the faith centred on the Paschal Mystery. And yet through him and the character of his faith, something new took place: Francis discovered Jesus’ humanity in an entirely new depth. This human existence of God became most visible to him at the moment when God’s Son, born of the Virgin Mary, was wrapped in swaddling clothes and laid in a manger. The Resurrection presupposes the Incarnation. For God’s Son to take the form of a child, a truly human child, made a profound impression on the heart of the Saint of Assisi, transforming faith into love. "The kindness and love of God our Saviour for mankind were revealed" – this phrase of Saint Paul now acquired an entirely new depth. In the child born in the stable at Bethlehem, we can as it were touch and caress God. And so the liturgical year acquired a second focus in a feast that is above all a feast of the heart.

This has nothing to do with sentimentality. It is right here, in this new experience of the reality of Jesus’ humanity that the great mystery of faith is revealed. Francis loved the child Jesus, because for him it was in this childish estate that God’s humility shone forth. God became poor. His Son was born in the poverty of the stable. In the child Jesus, God made himself dependent, in need of human love, he put himself in the position of asking for human love – our love. Today Christmas has become a commercial celebration, whose bright lights hide the mystery of God’s humility, which in turn calls us to humility and simplicity. Let us ask the Lord to help us see through the superficial glitter of this season, and to discover behind it the child in the stable in Bethlehem, so as to find true joy and true light.

Francis arranged for Mass to be celebrated on the manger that stood between the ox and the ass (cf. 1 Celano 85; Fonti 469). Later, an altar was built over this manger, so that where animals had once fed on hay, men could now receive the flesh of the spotless lamb Jesus Christ, for the salvation of soul and body, as Thomas of Celano tells us (cf. 1 Celano 87; Fonti 471). Francis himself, as a deacon, had sung the Christmas Gospel on the holy night in Greccio with resounding voice. Through the friars’ radiant Christmas singing, the whole celebration seemed to be a great outburst of joy (1 Celano 85.86; Fonti 469, 470). It was the encounter with God’s humility that caused this joy – his goodness creates the true feast.

Today, anyone wishing to enter the Church of Jesus’ Nativity in Bethlehem will find that the doorway five and a half metres high, through which emperors and caliphs used to enter the building, is now largely walled up. Only a low opening of one and a half metres has remained. The intention was probably to provide the church with better protection from attack, but above all to prevent people from entering God’s house on horseback. Anyone wishing to enter the place of Jesus’ birth has to bend down. It seems to me that a deeper truth is revealed here, which should touch our hearts on this holy night: if we want to find the God who appeared as a child, then we must dismount from the high horse of our "enlightened" reason. We must set aside our false certainties, our intellectual pride, which prevents us from recognizing God’s closeness. We must follow the interior path of Saint Francis – the path leading to that ultimate outward and inward simplicity which enables the heart to see. We must bend down, spiritually we must as it were go on foot, in order to pass through the portal of faith and encounter the God who is so different from our prejudices and opinions – the God who conceals himself in the humility of a newborn baby. In this spirit let us celebrate the liturgy of the holy night, let us strip away our fixation on what is material, on what can be measured and grasped. Let us allow ourselves to be made simple by the God who reveals himself to the simple of heart. And let us also pray especially at this hour for all who have to celebrate Christmas in poverty, in suffering, as migrants, that a ray of God’s kindness may shine upon them, that they – and we – may be touched by the kindness that God chose to bring into the world through the birth of his Son in a stable. Amen.

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St. Peter's Christmas Tree Seen as Ecumenical Symbol

Ukraine Donation Called a Sign of Catholic-Orthodox Collaboration

VATICAN CITY, DEC. 19, 2011 (Zenit.org).- The Christmas tree in St. Peter's Square, a practice started by John Paul II and now a firm tradition, was lit last Friday evening.

The 30.5-meter (100-foot) spruce, with its 2,500 ornaments, came from the Ukrainian region of the Zakarpattia. Several thousand people watched as the lights were turned on by a small Ukrainian boy dressed in his country's national costume.

Bishops from the Catholic and Orthodox bishops from Ukraine were present at the event.

Those attending included His Beatitude Svioatoslav Schevchuck, archbishop major of Kyiv-Halyc; archbishop Mieczyslaw Mokrzycki of Lviv of the Latins; eparch Milan Sasik of Mukachevo, and representatives of the Orthodox Church led by the archbishop of Poltava and Myrhorod.

"The Christmas tree offered today to the Holy Father is the symbol of the unity of Christmas peace and of Ukraine," said His Beatitude Svioatoslav Schevchuck, but also a "symbol of devotion and union to the Successor of Peter, Pope Benedict XVI."

It is a symbol of the "collaboration between the Catholic and Orthodox Church of Ukraine represented by our Orthodox brothers and by ourselves, present in this ancient Square of St. Peter," he added.

For his part, Archbishop Mieczyslaw Mokrzycki stressed that the gift coincides with the 20th anniversary of Ukraine's independence from the Soviet Union and with the 10th anniversary of John Paul II's visit to the country.

Eparch Milan Sasik said that just as the obelisk of St. Peter's Square witnessed the death of the Apostle Peter, giving witness of his love for Christ as the first Pope of Rome, so this tree was witness of the bishop martyr Theodore Romza, who lived a short distance from the forest where the spruce was. This year marks 100 years since his birth and the 75th anniversary of his ordination in Rome. He was beatified 10 years ago by John Paul II.

Enduring life

Earlier on Friday morning, receiving a delegation from Ukraine, Benedict XVI said "this Christmas tree is a significant symbol of Christ's nativity because, with its evergreen boughs, it reminds us of enduring life."

"The spruce is also a sign of popular religiosity in your country, and of the Christian roots of your culture," the Pope added. "My hope is that these roots may increasingly reinforce your national unity, favouring the promotion of authentic shared values. Over the centuries your nation has been a crossroads of different cultures, a meeting point for the spiritual richness of East and West. By tenaciously adhering to the values of the faith, may it continue to respond to this unique vocation."

The tree and nativity scene, the Pontiff said, "are elements of that typically Christmas atmosphere which is part of our communities' spiritual heritage; a climate impregnated with religiosity and family intimacy which we must seek to conserve, even in modern societies where consumerism and the search for material goods sometimes seem to prevail."

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