Nouvelles du 25-12- 2014
Texte Pris sur le site Zénith

Message de Noël 2014 du pape François

SOLENNITÉ DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique vaticane
Mercredi 24 décembre 2014 21h30

"Est-ce que je permets à Dieu de m'aimer?"

Homélie pour la nuit de Noël 2014 (texte intégral)
Pape François

ROME, 24 décembre 2014 (Zenit.org) - "Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer ?", interroge le pape François.

Le pape a présidé la messe de la nuit de Noël, ce 24 décembre, à 21h30, en la basilique Saint-Pierre, puis il est allé placer la statuette l'Enfant Jésus dans la crèche, selon la tradition, en procession, avec des enfants de différents continents portant des fleurs. Il a ensuite encensé la crèche, avant d'embrasser les enfants : l'un d'eux lui a offert une nouvelle calotte blanche. Les enfants venaient de Syrie, du Liban, des Philippines, de Corée…

Dans son homélie, le pape François a invité à laisser Dieu venir aimer chacun, manifester sa tendresse à chacun, en posant ces questions: "Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions- nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer ?", demande le pape François.

Le pape a souligné trois attitudes de Dieu: "Patience de Dieu, proximité de Dieu, tendresse de Dieu."

Il a suggéré cette prière: ‘‘Seigneur, aide-moi à être comme toi, donne-moi la grâce de la tendresse dans les circonstances les plus dures de la vie, donne-moi la grâce de la proximité face à toute nécessité, de la douceur dans n’importe quel conflit’’.

Il invité à demander à la Vierge Marie de nous faire trouver Jésus: "Regardons la crèche et prions, en demandant à la Vierge Mère : ‘‘ Ô Marie, montre-nous Jésus’’."

Voici le texte intégral en français publié par le Saint-Siège. En italiques les paroles prononcées par le pape d'abondance du coeur, traduites et insérées par Zenit.

A.B.

Homélie du pape François

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9,1). « L’ange du Seigneur se présenta devant eux [les pasteurs] et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière » (Lc 2,9). C’est ainsi que la liturgie de cette sainte nuit de Noël nous présente la naissance du Sauveur : comme une lumière qui pénètre et dissout l’obscurité la plus dense. La présence du Seigneur au milieu de son peuple efface le poids de la défaite et la tristesse de l’esclavage, et instaure la joie et l’allégresse.

Nous aussi, en cette nuit sainte, nous sommes venus dans la maison de Dieu en traversant les ténèbres qui enveloppent la terre, mais guidés par la flamme de la foi qui éclaire nos pas et animés par l’espérance de trouver la ‘‘grande lumière’’. En ouvrant notre cœur, nous avons, nous aussi, la possibilité de contempler le miracle de cet enfant-soleil qui éclaircit l’horizon en surgissant d’en-haut.

L’origine des ténèbres qui enveloppent le monde se perd dans la nuit des temps. Repensons au moment obscur où a été commis le premier crime de l’humanité, quand la main de Caïn, aveuglé par la jalousie, a frappé à mort son frère Abel (cf. Gn 4, 8). Ainsi, le cours des siècles a été marqué par des violences, des guerres, la haine et des abus. Mais Dieu, qui avait placé ses propres attentes en l’homme fait à son image et à sa ressemblance, attendait. Il a attendu tellement longtemps que peut-être à un certain moment il aurait dû renoncer. Mais il ne pouvait renoncer, il ne pouvait pas se renier lui-même (cf. 2 Tm 2, 13). C’est pourquoi, il a continué à attendre avec patience face à la corruption des hommes et des peuples. La patience de Dieu: comme il est difficile de comprendre cela, la patience de Dieu vis-à-vis nous!

Au long du chemin de l’histoire, la lumière qui perce l’obscurité nous révèle que Dieu est Père et que sa patiente fidélité est plus forte que les ténèbres et la corruption. C’est en cela que consiste l’annonce de la nuit de Noël. Dieu ne connaît pas d’accès de colère et l’impatience ; il est toujours là, comme le père de la parabole du fils prodigue, dans l’attente d’entrevoir de loin le retour du fils perdu.

La prophétie d’Isaïe annonce l’apparition d’une immense lumière qui perce l’obscurité. Elle naît à Bethléem et elle est accueillie par les tendres mains de Marie, par l’affection de Joseph, par l’étonnement des bergers. Quand les anges ont annoncé aux bergers la naissance du Rédempteur, ils l’ont fait avec ces paroles : ‘‘Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12). Le ‘‘signe’’ c’est justement l’humilité de Dieu porté à l’extrême ; c’est l’amour avec lequel, cette nuit, il a assumé notre fragilité, notre souffrance, nos angoisses, nos désirs et nos limites. Le message que tous attendaient, le message que tous cherchaient dans la profondeur de leur âme, n’était autre que la tendresse de Dieu : Dieu qui nous regarde avec des yeux pleins d’affection, qui accepte notre misère, Dieu amoureux de notre petitesse.

En cette sainte nuit, tandis que nous contemplons l’Enfant Jésus qui vient de naître et d’être déposé dans une mangeoire, nous sommes invités à réfléchir. Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions-nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer ?

Et encore : avons-nous le courage d’accueillir avec tendresse les situations difficiles et les problèmes de celui qui est à côté de nous, ou bien préférons-nous les solutions impersonnelles, peut-être efficaces mais dépourvues de la chaleur de l’Évangile ? Combien le monde a besoin de tendresse aujourd’hui ! Patience de Dieu, proximité de Dieu, tendresse de Dieu.

La réponse du chrétien ne peut être différente de celle que Dieu donne à notre petitesse. La vie doit être affrontée avec bonté, avec mansuétude. Quand nous nous rendons compte que Dieu est amoureux de notre petitesse, que lui-même se fait petit pour mieux nous rencontrer, nous ne pouvons pas ne pas lui ouvrir notre cœur et le supplier : ‘‘Seigneur, aide-moi à être comme toi, donne-moi la grâce de la tendresse dans les circonstances les plus dures de la vie, donne-moi la grâce de la proximité face à toute nécessité, de la douceur dans n’importe quel conflit’’.

Chers frères et sœurs, en cette nuit sainte, contemplons la crèche : là, ‘‘le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière’’ (Is 9, 1). Les gens simples, disposés à accueillir le don de Dieu, l’ont vue. Au contraire, les arrogants, les orgueilleux, ceux qui établissent les lois selon leurs propres critères personnels, ceux qui assument des attitudes de fermeture, ne l’ont pas vue. Regardons la crèche et prions, en demandant à la Vierge Mère : ‘‘ Ô Marie, montre-nous Jésus’’.


* * *

MESSAGE URBI ET ORBI
DU PAPE FRANÇOIS

NOËL 2014

.

"Que le pouvoir du Christ, qui est libération et service, se fasse sentir"

Message de Noël du pape François (texte intégral)
Pape François

ROME, 25 décembre 2014 (Zenit.org) - "Que le pouvoir du Christ, qui est libération et service, se fasse sentir": c'est la prière du pape François pour le monde en ce Noël 2014.

Au coeur de son message, le pape a ajouté au texte prévu un appel en faveur des enfants du monde, sur un ton grave, lentement, déplorant un "silence complice".

Voici le texte intégral de ce message publié par le Saint-Siège en français, avec, en italiques, les paroles ajoutées par le pape, traduites et transcrites par Zenit.

A.B.

. .

Message du pape François

Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

Jésus, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, est né pour nous. Il est né à Bethléem d’une vierge, réalisant les antiques prophéties. La vierge s’appelle Marie, son époux Joseph.

Ce sont les personnes humbles, pleines d’espérance dans la bonté de Dieu, qui accueillent Jésus et le reconnaissent. Ainsi, l’Esprit Saint a éclairé les bergers de Bethléem, qui ont accouru à la grotte et ont adoré l’Enfant. L’Esprit Saint a ensuite guidé les vieillards, Siméon et Anne, dans le Temple de Jérusalem, et ils ont reconnu en Jésus le Messie. « Mes yeux ont vu le salut » - s’exclame Siméon – « le salut que [Dieu] préparait à la face des peuples » (Lc 2, 30).

Oui, frères, Jésus est le salut pour chaque personne et pour chaque peuple !

À lui, Sauveur du monde, je demande qu’il regarde nos frères et sœurs d’Irak et de Syrie qui, depuis trop de temps, souffrent des effets du conflit en cours et, avec ceux qui appartiennent à d’autres groupes ethniques et religieux, subissent une persécution brutale. Que Noël leur apporte de l’espérance, comme aux nombreuses personnes dispersées, déplacées et réfugiées, enfants, adultes et personnes âgées, de la région et du monde entier ; que l’indifférence se change en proximité et le refus en accueil, pour que tous ceux qui à présent sont dans l’épreuve puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l’hiver, revenir dans leurs pays et vivre avec dignité.

Puisse le Seigneur ouvrir les cœurs à la confiance et donner sa paix à tout le Moyen-Orient, depuis la Terre bénie de sa naissance, en soutenant les efforts de ceux qui s’engagent efficacement pour le dialogue entre Israéliens et Palestiniens.

Que Jésus, Sauveur du monde, regarde tous ceux qui souffrent en Ukraine et donne à cette terre aimée de surmonter les tensions, de vaincre la haine et la violence et d’entreprendre un nouveau chemin de fraternité et de réconciliation.

Que le Christ Sauveur, donne la paix au Nigeria, où à nouveau du sang est versé et trop de personnes sont injustement soustraites à l’affection de leurs proches et tenues en otage ou massacrées.

J’invoque aussi la paix pour d’autres parties du continent africain. Je pense particulièrement à la Libye, au Soudan du Sud, à la République centrafricaine et à différentes régions de la République démocratique du Congo ; et je demande à tous ceux qui ont des responsabilités politiques de s’engager par le dialogue à surmonter les oppositions et à construire une cohabitation fraternelle durable.

Que Jésus sauve les trop nombreux enfants victimes de violence, faits objet de trafic et de la traite des personnes, ou contraints à devenir soldats. Les enfants, tant d'enfants victimes d'abus!

Qu’il donne réconfort aux familles des enfants tués au Pakistan la semaine dernière. Qu’il soit proche de tous ceux qui souffrent de maladies, en particulier les victimes de l’épidémie d’Ébola, surtout au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée. Tandis que de grand cœur je remercie tous ceux qui œuvrent courageusement pour assister les malades et leurs proches, je renouvelle une invitation pressante à assurer l’assistance et les thérapies nécessaires.

Jésus Enfant: ma pensée va vers tous les enfants aujourd'hui tués et maltraités. Que ce soit ceux qui, avant de voir la lumière, sont privés de l'amour généreux de leurs parents et enterrés par l'égoïsme d'une culture qui n'aime pas la vie.

Que ce soit les enfants réfugiés en raison des guerres et des persécutions, victimes d'abus et exploités sous nos yeux et notre silence complice.

Et les enfants massacrés sous les bombardements même là où le Fils de Dieu est né.

Aujourd'hui encore, leur silence impuissant crie sous l'épée de nombreux Hérode. L'ombre des Hérode d'aujourd'hui plane sur leur sang.

Je vois tant de larmes en ce Noël, avec les larmes de l’Enfant-Jésus !

Chers frères et sœurs, que l’Esprit Saint éclaire aujourd’hui nos cœurs, pour que nous puissions reconnaître dans l’Enfant-Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, le salut donné par Dieu à chacun de nous, à chaque homme et à tous les peuples de la terre. Que le pouvoir du Christ, qui est libération et service, se fasse sentir dans beaucoup de cœurs qui souffrent des guerres, des persécutions, de l’esclavage. Qu’avec sa mansuétude, ce pouvoir divin touche la dureté des cœurs de tant d’hommes et de femmes immergés dans la mondanité et dans l’indifférence. Cette mondialisation de l'indifférence!

Que sa force rédemptrice transforme les armes en charrues, la destruction en créativité, la haine en amour et en tendresse. Ainsi nous pourrons dire avec joie : « Nos yeux ont vu ton salut ».

Avec ces pensées, Joyeux Noël à tous !

 


site Zenith

Date: 2014-12-25

SOLEMNITY OF THE NATIVITY OF THE LORD

HOMILY OF POPE FRANCIS

Vatican Basilica
Wednesday, 24 December 2014 21h30

Pope Francis' Midnight Mass Homily

"Do I allow myself to be taken up by God, to be embraced by him,
or do I prevent him from drawing close?"

VATICAN CITY, December 24, 2014 (Zenit.org) - Here is the homily Pope Francis gave tonight at Christmas Eve Mass celebrated in St. Peter's Square.

* * *

“The people who walked in darkness have seen a great light; those who dwelt in a land of deep darkness, on them has light shined” (Is 9:1). “An angel of the Lord appeared to [the shepherds] and the glory of the Lord shone around them” (Lk 2:9). This is how the liturgy of this holy Christmas night presents to us the birth of the Saviour: as the light which pierces and dispels the deepest darkness. The presence of the Lord in the midst of his people cancels the sorrow of defeat and the misery of slavery, and ushers in joy and happiness.

We too, in this blessed night, have come to the house of God. We have passed through the darkness which envelops the earth, guided by the flame of faith which illuminates our steps, and enlivened by the hope of finding the “great light”. By opening our hearts, we also can contemplate the miracle of that child-sun who, arising from on high, illuminates the horizon.

The origin of the darkness which envelops the world is lost in the night of the ages. Let us think back to that dark moment when the first crime of humanity was committed, when the hand of Cain, blinded by envy, killed his brother Abel (cf. Gen 4:8). As a result, the unfolding of the centuries has been marked by violence, wars, hatred and oppression. But God, who placed a sense of expectation within man made in his image and likeness, was waiting. He waited for so long that perhaps at a certain point it seemed he should have given up. But he could not give up because he could not deny himself (cf. 2 Tim 2:13). Therefore he continued to wait patiently in the face of the corruption of man and peoples.

Through the course of history, the light that shatters the darkness reveals to us that God is Father and that his patient fidelity is stronger than darkness and corruption. This is the message of Christmas night. God does not know outbursts of anger or impatience; he is always there, like the father in the parable of the prodigal son, waiting to catch from afar a glimpse of the lost son as he returns.

Isaiah’s prophecy announces the rising of a great light which breaks through the night. This light is born in Bethlehem and is welcomed by the loving arms of Mary, by the love of Joseph, by the wonder of the shepherds. When the angels announced the birth of the Redeemer to the shepherds, they did so with these words: “This will be a sign for you: you will find a baby wrapped in swaddling clothes and lying in a manger” (Lk 2:12). The “sign” is the humility of God taken to the extreme; it is the love with which, that night, he assumed our frailty, our suffering, our anxieties, our desires and our limitations. The message that everyone was expecting, that everyone was searching for in the depths of their souls, was none other than the tenderness of God: God who looks upon us with eyes full of love, who accepts our poverty, God who is in love with our smallness.

On this holy night, while we contemplate the Infant Jesus just born and placed in the manger, we are invited to reflect. How do we welcome the tenderness of God? Do I allow myself to be taken up by God, to be embraced by him, or do I prevent him from drawing close? “But I am searching for the Lord” – we could respond. Nevertheless, what is most important is not seeking him, but rather allowing him to find me and caress me with tenderness. The question put to us simply by the Infant’s presence is: do I allow God to love me?

More so, do we have the courage to welcome with tenderness the difficulties and problems of those who are near to us, or do we prefer impersonal solutions, perhaps effective but devoid of the warmth of the Gospel? How much the world needs tenderness today!

The Christian response cannot be different from God’s response to our smallness. Life must be met with goodness, with meekness. When we realize that God is in love with our smallness, that he made himself small in order to better encounter us, we cannot help but open our hearts to him, and beseech him: “Lord, help me to be like you, give me the grace of tenderness in the most difficult circumstances of life, give me the grace of closeness in the face of every need, of meekness in every conflict”.

Dear brothers and sisters, on this holy night we contemplate the Nativity scene: there “the people who walked in darkness have seen a great light” (Is 9:1). People who were unassuming, open to receiving the gift of God, were the ones who saw this light. This light was not seen, however, by the arrogant, the proud, by those who made laws according to their own personal measures, who were closed off to others. Let us look to the crib and pray, asking the Blessed Mother: “O Mary, show us Jesus!”.


* * *


Urbi et Orbi

URBI ET ORBI MESSAGE
OF POPE FRANCIS

CHRISTMAS 2014

25 December 2014

.

Pope Francis' Urbi et Orbi Message

"Jesus, the Son of God, the Saviour of the world, is born for us, born in Bethlehem of a Virgin, fulfilling the ancient prophecies."

VATICAN CITY, December 26, 2014 (Zenit.org) - Here below is a Vatican-provided translation of the Pope's traditional Urbi et Orbi message on Christmas day:

***

Dear Brothers and Sisters, Happy Christmas!

Jesus, the Son of God, the Saviour of the world, is born for us, born in Bethlehem of a Virgin, fulfilling the ancient prophecies. The Virgin’s name is Mary, the wife of Joseph.

Humble people, full of hope in the goodness of God, are those who welcome Jesus and recognize him. And so the Holy Spirit enlightened the shepherds of Bethlehem, who hastened to the grotto and adored the Child. Then the Spirit led the elderly and humble couple Simeon and Anna into the temple of Jerusalem, and they recognized in Jesus the Messiah. "My eyes have seen your salvation", Simeon exclaimed, "the salvation prepared by God in the sight of all peoples" (Lk 2:30).

Yes, brothers and sisters, Jesus is the salvation for every person and for every people!

Today I ask him, the Saviour of the world, to look upon our brothers and sisters in Iraq and Syria, who for too long now have suffered the effects of ongoing conflict, and who, together with those belonging to other ethnic and religious groups, are suffering a brutal persecution. May Christmas bring them hope, as indeed also to the many displaced persons, exiles and refugees, children, adults and elderly, from this region and from the whole world. May indifference be changed into closeness and rejection into hospitality, so that all who now are suffering may receive the necessary humanitarian help to overcome the rigours of winter, return to their countries and live with dignity. May the Lord open hearts to trust, and may he bestow his peace upon the whole Middle East, beginning with the land blessed by his birth, thereby sustaining the efforts of those committed effectively to dialogue between Israelis and Palestinians.

May Jesus, Saviour of the world, protect all who suffer in Ukraine, and grant that their beloved land may overcome tensions, conquer hatred and violence, and set out on a new journey of fraternity and reconciliation.

May Christ the Saviour give peace to Nigeria, where [even in these hours] more blood is being shed and too many people are unjustly deprived of their possessions, held as hostages or killed. I invoke peace also on the other parts of the African continent, thinking especially of Libya, South Sudan, the Central African Republic, and various regions of the Democratic Republic of the Congo. I beseech all who have political responsibility to commit themselves through dialogue to overcoming differences and to building a lasting, fraternal coexistence.

May Jesus save the vast numbers of children who are victims of violence, made objects of trade and trafficking, or forced to become soldiers; children, so many abused children. May he give comfort to the families of the children killed in Pakistan last week. May he be close to all who suffer from illness, especially the victims of the Ebola epidemic, above all in Liberia, in Sierra Leone and in Guinea. As I thank all who are courageously dedicated to assisting the sick and their family members, I once more make an urgent appeal that the necessary assistance and treatment be provided.

The Child Jesus. My thoughts turn to all those children today who are killed and ill-treated, be they infants killed in the womb, deprived of that generous love of their parents and then buried in the egoism of a culture that does not love life; be they children displaced due to war and persecution, abused and taken advantage of before our very eyes and our complicit silence. I think also of those infants massacred in bomb attacks, also those where the Son of God was born. Even today, their impotent silence cries out under the sword of so many Herods. On their blood stands the shadow of contemporary Herods. Truly there are so many tears this Christmas, together with the tears of the Infant Jesus.

Dear brothers and sisters, may the Holy Spirit today enlighten our hearts, that we may recognize in the Infant Jesus, born in Bethlehem of the Virgin Mary, the salvation given by God to each one of us, to each man and woman and to all the peoples of the earth. May the power of Christ, which brings freedom and service, be felt in so many hearts afflicted by war, persecution and slavery. May this divine power, by its meekness, take away the hardness of heart of so many men and women immersed in worldliness and indifference, the globalization of indifference. May his redeeming strength transform arms into ploughshares, destruction into creativity, hatred into love and tenderness. Then we will be able to cry out with joy: "Our eyes have seen your salvation".

With these thoughts I wish you all a Happy Christmas!

. .