Nouvelles du 25-12- 2015
Texte Pris sur le site Zénith

Message de Noël 2015 du pape François

SOLENNITÉ DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique vaticane
Jeudi 24 décembre 2015 21h30

"Si nous le prenons dans nos bras et si nous nous laissons embrasser par lui,
il nous apportera la paix du cœur qui n’aura jamais de fin"

Homélie pour la nuit de Noël 2015 (texte intégral)
Pape François

"Si nous le prenons dans nos bras et si nous nous laissons embrasser par lui, il nous apportera la paix du cœur qui n’aura jamais de fin": c’est le message du pape François dans son homélie pour la messe de la nuit de Noël, ce jeudi 24 décembre, en la basilique Saint-Pierre de Rome.

La messe a commencé à 21h30, elle s'est achvée peu après 23h. Après le chant de la "Calende" qui annonce la naissance du Sauveur, pape a dévoilé l'image de l'Enfant Jésus, l'a embrassée et encensée tandis que le cloches de Saint-Pierre sonnaient à toute volée. Seize enfants de pays visités par le pape ont fleuri l'image auprès de laquelle l'évangéliaire a été déposé en trône après la lecture de l'Evangile.

"Toute tristesse est bannie, parce que l’Enfant Jésus est le véritable consolateur du cœur. Aujourd’hui, le Fils de Dieu est né : tout change", affirme le pape dans son homélie.

Le pape François, dont la voix est comme voilée par un laryngite, exhorte à une vie de sobriété, et à contempler l'Enfant Jésus sans détacher de lui le regard: "Dans une société souvent éprise de consommation et de plaisir, d’abondance et de luxe, d’apparence et de narcissisme, Lui nous appelle à un comportement sobre, c’est-à-dire simple, équilibré, cohérent, capable de saisir et de vivre l’essentiel."

Il invite à la justice et à la compassion, puisée dans la prière: "Dans un monde qui est trop souvent dur avec le pécheur et mou avec le péché, il faut cultiver un fort sens de la justice, de la recherche et de la mise en pratique de la volonté de Dieu. Dans une culture de l’indifférence qui finit souvent par être impitoyable, que notre style de vie soit au contraire plein de piété, d’empathie, de compassion, de miséricorde, puisées chaque jour au puits de la prière."

Voici le texte complet de son homélie pour la messe de la nuit de ce Noël de l’Année sainte extraordinaire de la miséricorde.

A.B.

Homélie du pape François

En cette nuit, resplendit une « grande lumière » (Is 9, 1) ; sur nous tous brille la lumière de la naissance de Jésus. Comme les paroles du prophète Isaïe que nous avons écoutées sont vraies et actuelles : « Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse » (9, 2) ! Notre cœur était déjà rempli de joie par l’attente de ce moment, mais maintenant, ce sentiment est multiplié et surabonde, parce que la promesse s’est accomplie, finalement elle s’est réalisée. Joie et allégresse nous assurent que le message contenu dans le mystère de cette nuit vient vraiment de Dieu. Il n’y a pas de place pour le doute ; laissons-le aux sceptiques qui, pour interroger seulement la raison, ne trouvent jamais la vérité. Il n’y a pas de place pour l’indifférence qui domine dans le cœur de celui qui ne réussit pas à aimer parce qu’il a peur de perdre quelque chose. Toute tristesse est bannie, parce que l’Enfant Jésus est le véritable consolateur du cœur.

Aujourd’hui, le Fils de Dieu est né : tout change. Le Sauveur du monde vient pour se faire participant de notre nature humaine ; nous ne sommes plus seuls ni abandonnés. La Vierge nous offre son Fils comme principe d’une vie nouvelle. La lumière vient éclairer notre existence, souvent enfermée dans l’ombre du péché. Aujourd’hui découvrons d’une façon nouvelle qui nous sommes ! En cette nuit, nous est rendu manifeste le chemin à parcourir pour rejoindre le but. Maintenant, toute peur et toute frayeur doivent cesser, parce que la lumière nous indique la route vers Bethléem. Nous ne pouvons demeurer inertes. Il ne nous est pas permis de rester arrêtés. Nous devons aller voir notre Sauveur déposé dans une mangeoire. Voilà le motif de la joie et de l’allégresse : cet Enfant est « né pour nous », il nous est « donné à nous », comme l’annonce Isaïe (cf. 9, 5). À un peuple qui depuis deux mille ans parcourt toutes les routes du monde pour rendre chaque homme participant de cette joie, est confiée la mission de faire connaître le « Prince de la paix » et devenir son instrument efficace au milieu des nations

Et donc, quand nous entendons parler de la naissance du Christ, restons en silence et laissons parler cet Enfant ; imprimons dans notre cœur ses paroles sans détourner notre regard de son visage. Si nous le prenons dans nos bras et si nous nous laissons embrasser par lui, il nous apportera la paix du cœur qui n’aura jamais de fin. Cet Enfant nous enseigne quelle est la chose vraiment essentielle dans notre vie. Il naît dans la pauvreté du monde, parce qu’il n’y a pas de place à l’hôtellerie pour lui et sa famille. Il trouve abri et soutien dans une étable, et il est déposé dans une mangeoire pour animaux. Pourtant, de ce rien, émerge la lumière de la gloire de Dieu. À partir de là, pour les hommes au cœur simple, commence le chemin de la libération véritable et du rachat éternel. De cet Enfant, qui porte imprimés sur son visage les traits de la bonté, de la miséricorde et de l’amour de Dieu le Père, jaillit pour nous tous, ses disciples, comme l’enseigne l’apôtre Paul, l’engagement à « renoncer à l’impiété » et à la richesse du monde, pour vivre « de manière raisonnable, avec justice et piété » (Tt 2, 12).

Dans une société souvent éprise de consommation et de plaisir, d’abondance et de luxe, d’apparence et de narcissisme, Lui nous appelle à un comportement sobre, c’est-à-dire simple, équilibré, cohérent, capable de saisir et de vivre l’essentiel. Dans un monde qui est trop souvent dur avec le pécheur et mou avec le péché, il faut cultiver un fort sens de la justice, de la recherche et de la mise en pratique de la volonté de Dieu. Dans une culture de l’indifférence qui finit souvent par être impitoyable, que notre style de vie soit au contraire plein de piété, d’empathie, de compassion, de miséricorde, puisées chaque jour au puits de la prière.

Comme pour les bergers de Bethléem, que nos yeux puissent aussi être pleins d’étonnement et d’émerveillement, contemplant dans l’Enfant-Jésus le Fils de Dieu. Et, devant Lui, que jaillisse de nos cœurs l’invocation : « Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde, et donne-nous ton salut » (Ps 85, 8).


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MESSAGE URBI ET ORBI
DU PAPE FRANÇOIS

NOËL 2015

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"Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde."

"Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous", déclare notamment le pape François lors de son message de Noël, avant la bénédiction Urbi et Orbi, sur la ville et sur le monde.

Il énumère les principaux lieux du monde où doit encore "naître Dieu" pour que naissent l'espérance et la paix: Terre Sainte, Syrie, Libye, Irak, Yémen, Afrique subsaharienne, mentionnant les attentats en Egypte, à Beyrouth, Paris, Bamako, Tunis. Le pape dit sa proximité aux chrétiens persécutés, "nos martyrs d'aujourd'hui". Il évoque la République démocratique du Congo, le Burundi, le Soudan du Sud, et il prie aussi pour la paix en Ukraine et en Colombie.

Il ajoute: "Que notre proximité rejoigne aujourd’hui ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic." Il évoque qui a faim et froid, est rejeté.

Il annonce en même temps la bonne nouvelle de Noël: "Lui seul, Lui seul peut nous sauver. Seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l’humanité de nombreuses de formes de mal, aux visages monstrueux, que l’égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les cœurs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles."

L'allocution du pape François a été précédée et suivie des traditionnels hymnes nationaux d'Italie et du Vatican, joués par les fanfares des Carabiniers et de la Gendarmerie vaticane, en présence de la Garde suisse pontificale.

Voici le texte intégral du message du pape François.

A.B.

Message de Noël du pape François

Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

Christ est né pour nous, exultons en ce jour de notre salut ! Ouvrons nos cœurs pour recevoir la grâce de ce jour, qu’il est lui-même : Jésus est le “ jour ” lumineux qui est apparu à l’horizon de l’humanité. Jour de miséricorde, dans lequel Dieu le Père a révélé à l’humanité son immense tendresse. Jour de lumière qui dissipe les ténèbres de la peur et de l’angoisse. Jour de paix, où il devient possible de se rencontrer, de dialoguer, de se réconcilier. Jour de joie : une « grande joie » pour les petits et les humbles, et pour tout le peuple (cf. Lc 2, 10).

En ce jour, de la Vierge Marie, est né Jésus, le Sauveur. La crèche nous fait voir le « signe » que Dieu nous a donné : « un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12).

Comme les bergers de Bethléem, nous aussi allons voir ce signe, cet événement qui se renouvelle dans l’Église chaque année. Noël est un événement qui se renouvelle dans chaque famille, dans chaque paroisse, dans chaque communauté qui accueille l’amour de Dieu incarné en Jésus Christ.

Comme Marie, l’Église montre à tous le « signe » de Dieu: l’Enfant qu’elle a porté dans son sein et a enfanté, mais qui est le Fils du Très-Haut, parce que « il vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20). C’est pourquoi il est le Sauveur, parce qu’il est l’Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde (cf. Jn 1, 29). Avec les bergers, prosternons-nous devant l’Agneau, adorons la Bonté de Dieu faite chair, et laissons des larmes de repentir remplir nos yeux et laver notre cœur. Tous nous en avons besoin.

Lui seul, Lui seul peut nous sauver. Seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l’humanité de nombreuses de formes de mal, aux visages monstrueux, que l’égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les cœurs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles.

Là où naît Dieu, naît l’espérance. Lui, apporte l’espérance. Là Là où naît Dieu, naît la paix. Et là où naît la paix, il n’y a plus de place pour la haine et pour la guerre. Pourtant même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste à don à invoquer et à construire.

Qu’Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région.

Au Seigneur, nous demandons que l’entente intervenue au sein des Nations Unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée. Il est aussi urgent que l’accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences qui affligent le pays.

Que l’attention de la Communauté internationale soit unanimement dirigée à faire cesser les atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu’en Irak, au Yémen et dans l’Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes, causent d’effroyables souffrances et n’épargnent pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers.

Ma pensée va aussi à tous ceux qui ont été touchés par d’atroces actions terroristes, particulièrement par les récents attentats survenus sous les cieux d’Égypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis.

À nos frères, persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de la foi, que l’Enfant-Jésus donne consolation et force.

Nous demandons paix et concorde pour les chères populations de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Sud Soudan afin que, par le dialogue, se renforce l’engagement commun pour l’édification de sociétés civiles animées d’un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque.

Que Noël apporte aussi une paix véritable à l’Ukraine, offre soulagement à ceux qui subissent les conséquences du conflit et inspire la volonté de porter à leur achèvement les accords pris, pour rétablir la concorde dans le pays tout entier.

Que la joie de ce jour illumine les efforts du peuple colombien pour que, animé par l’espérance, il continue avec ardeur à poursuivre la paix désirée.

Là où naît Dieu, naît l’espérance ; et là où naît l’espérance, les personnes retrouvent la dignité. Pourtant, encore aujourd’hui de nombreux hommes et femmes sont privés de leur dignité humaine et, comme l’Enfant-Jésus, souffrent du froid, de la pauvreté et du refus des hommes. Que notre proximité rejoigne aujourd’hui ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic.

Que notre réconfort ne manque pas à tous ceux qui fuient la misère ou la guerre, voyageant dans des conditions trop souvent inhumaines et risquant souvent leur vie. Que soient récompensés avec d’abondantes bénédictions tous ceux qui, simples personnes et États, s’emploient avec générosité à secourir et à accueillir les nombreux migrants et réfugiés, les aidant à construire un avenir digne pour eux et pour leurs proches et à s’intégrer à l’intérieur des sociétés qui les reçoivent.

En ce jour de fête, que le Seigneur redonne espérance à tous ceux qui n’ont pas de travail et ils sont si nombreux, et soutienne l’engagement de tous ceux qui ont des responsabilités publiques dans le domaine politique et économique pour qu’ils mettent tout en œuvre afin de poursuivre le bien commun et protéger la dignité de toute vie humaine.

Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous. Que le Seigneur donne particulièrement aux détenus d’expérimenter son amour miséricordieux qui soigne les blessures et vainc le mal.

Et ainsi aujourd’hui ensemble, exultons dans le jour de notre salut.

En contemplant la crèche, fixons notre regard sur les bras ouverts de Jésus qui nous montrent l’étreinte miséricordieuse de Dieu, tandis que nous écoutons les vagissements de l’Enfant qui nous susurre : « À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : “ Paix sur toi ! ” » (Ps 121 [122], 8).

Souhaits de Noël après le Message Urbi et Orbi

A vous, frères et sœurs, venus de toutes les parties du monde sur cette place, et à toutes les personnes de divers pays qui êtes reliées par la radio, la télévision et les autres moyens de communication, j’adresse mes vœux les plus cordiaux.

C’est le Noël de l’Année sainte de la Miséricorde, aussi je vous souhaite à tous de pouvoir accueillir dans votre vie la miséricorde de Dieu, que Jésus Christ nous a donnée, pour être miséricordieux avec nos frères. Ainsi nous ferons grandir la paix !

Joyeux Noël !

Photos de la crèche sur la place St-Pierre 2015

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Photos du Webmaster qui après 14 ans est appelé à d'autres fonctions l'an prochain

 


site Zenith

Date: 2015-12-24

SOLEMNITY OF THE NATIVITY OF THE LORD

HOMILY OF POPE FRANCIS

Vatican Basilica
Tuesday, 24 December 2015 21h30

Pope Francis' Midnight Mass Homily

"So when we hear tell of the birth of Christ, let us be silent and let the Child speak"

Here is a Vatican translation of the text of the homily Pope Francis gave this evening when he celebrated Christmas Eve Mass in St. Peter's Square.

* * *

Tonight “a great light” shines forth (Is 9:1); the light of Jesus’ birth shines all about us. How true and timely are the words of the prophet Isaiah which we have just heard: “You have brought abundant joy and great rejoicing” (9:2)! Our heart was already joyful in awaiting this moment; now that joy abounds and overflows, for the promise has been at last fulfilled. Joy and gladness are a sure sign that the message contained in the mystery of this night is truly from God. There is no room for doubt; let us leave that to the skeptics who, by looking to reason alone, never find the truth. There is no room for the indifference which reigns in the hearts of those unable to love for fear of losing something. All sadness has been banished, for the Child Jesus brings true comfort to every heart.

Today, the Son of God is born, and everything changes. The Saviour of the world comes to partake of our human nature; no longer are we alone and forsaken. The Virgin offers us her Son as the beginning of a new life. The true light has come to illumine our lives so often beset by the darkness of sin. Today we once more discover who we are! Tonight we have been shown the way to reach the journey’s end. Now must we put away all fear and dread, for the light shows us the path to Bethlehem. We must not be laggards; we are not permitted to stand idle. We must set out to see our Saviour lying in a manger. This is the reason for our joy and gladness: this Child has been “born to us”; he was “given to us”, as Isaiah proclaims (cf. 9:5). The people who for for two thousand years has traversed all the pathways of the world in order to allow every man and woman to share in this joy is now given the mission of making known “the Prince of peace” and becoming his effective servant in the midst of the nations.

So when we hear tell of the birth of Christ, let us be silent and let the Child speak. Let us take his words to heart in rapt contemplation of his face. If we take him in our arms and let ourselves be embraced by him, he will bring us unending peace of heart. This Child teaches us what is truly essential in our lives. He was born into the poverty of this world; there was no room in the inn for him and his family. He found shelter and support in a stable and was laid in a manger for animals. And yet, from this nothingness, the light of God’s glory shines forth. From now on, the way of authentic liberation and perennial redemption is open to every man and woman who is simple of heart. This Child, whose face radiates the goodness, mercy and love of God the Father, trains us, his disciples, as Saint Paul says, “to reject godless ways” and the richness of the world, in order to live “temperately, justly and devoutly” (Tit 2:12).

In a society so often intoxicated by consumerism and hedonism, wealth and extravagance, appearances and narcissism, this Child calls us to act soberly, in other words, in a way that is simple, balanced, consistent, capable of seeing and doing what is essential. In a world which all too often is merciless to the sinner and lenient to the sin, we need to cultivate a strong sense of justice, to discern and to do God’s will. Amid a culture of indifference which not infrequently turns ruthless, our style of life should instead be devout, filled with empathy, compassion and mercy, drawn daily from the wellspring of prayer.

Like the shepherds of Bethlehem, may we too, with eyes full of amazement and wonder, gaze upon the Child Jesus, the Son of God. And in his presence may our hearts burst forth in prayer: “Show us, Lord, your mercy, and grant us your salvation” (Ps 85:8).

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Urbi et Orbi

URBI ET ORBI MESSAGE
OF POPE FRANCIS

CHRISTMAS 2015

25 December 2015

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Pope Francis' Urbi et Orbi Message

Dear brothers and sisters, Happy Christmas!

Christ is born for us, let us rejoice in the day of our salvation!

Let us open our hearts to receive the grace of this day, which is Christ himself. Jesus is the radiant “day” which has dawned on the horizon of humanity. A day of mercy, in which God our Father has revealed his great tenderness to the entire world. A day of light, which dispels the darkness of fear and anxiety. A day of peace, which makes for encounter, dialogue and, above all, reconciliation. A day of joy: a “great joy” for the poor, the lowly and for all the people (cf. Lk 2:10).

On this day, Jesus, the Saviour is born of the Virgin Mary. The Crib makes us see the “sign” which God has given us: “a baby wrapped in swaddling cloths and lying in a manger” (Lk 2:12). Like the shepherds of Bethlehem, may we too set out to see this sign, this event which is renewed yearly in the Church. Christmas is an event which is renewed in every family, parish and community which receives the love of God made incarnate in Jesus Christ. Like Mary, the Church shows to everyone the “sign” of God: the Child whom she bore in her womb and to whom she gave birth, yet who is the Son of the Most High, since he “is of the Holy Spirit” (Mt 1:20). He is truly the Saviour, for he is the Lamb of God who takes upon himself the sin of the world (cf. Jn 1:29). With the shepherds, let us bow down before the Lamb, let us worship God’s goodness made flesh, and let us allow tears of repentance to fill our eyes and cleanse our hearts. This is something we all need!

He alone, he alone can save us. Only God’s mercy can free humanity from the many forms of evil, at times monstrous evil, which selfishness spawns in our midst. The grace of God can convert hearts and offer mankind a way out of humanly insoluble situations.

Where God is born, hope is born. He brings hope. Where God is born, peace is born. And where peace is born, there is no longer room for hatred and for war. Yet precisely where the incarnate Son of God came into the world, tensions and violence persist, and peace remains a gift to be implored and built. May Israelis and Palestinians resume direct dialogue and reach an agreement which will enable the two peoples to live together in harmony, ending a conflict which has long set them at odds, with grave repercussions for the entire region.

We pray to the Lord that the agreement reached in the United Nations may succeed in halting as quickly as possible the clash of arms in Syria and in remedying the extremely grave humanitarian situation of its suffering people. It is likewise urgent that the agreement on Libya be supported by all, so as to overcome the grave divisions and violence afflicting the country. May the attention of the international community be unanimously directed to ending the atrocities which in those countries, as well as in Iraq, Libya, Yemen and sub-Saharan Africa, even now reap numerous victims, cause immense suffering and do not even spare the historical and cultural patrimony of entire peoples. My thoughts also turn to those affected by brutal acts of terrorism, particularly the recent massacres which took place in Egyptian airspace, in Beirut, Paris, Bamako and Tunis.

To our brothers and sisters who in many parts of the world are being persecuted for their faith, may the Child Jesus grant consolation and strength. They are our martyrs of today.

We also pray for peace and concord among the peoples of the Democratic Republic of Congo, Burundi and South Sudan, that dialogue may lead to a strengthened common commitment to the building of civil societies animated by a sincere spirit of reconciliation and of mutual understanding.

May Christmas also bring true peace to Ukraine, offer comfort to those suffering from the effects of the conflict, and inspire willingess to carry out the agreements made to restore concord in the entire country.

May the joy of this day illumine the efforts of the Colombian people so that, inspired by hope, they may continue their commitment to working for the desired peace.

Where God is born, hope is born; and where hope is born, persons regain their dignity. Yet even today great numbers of men and woman are deprived of their human dignity and, like the child Jesus, suffer cold, poverty, and rejection. May our closeness today be felt by those who are most vulnerable, especially child soldiers, women who suffer violence, and the victims of human trafficking and the drug trade.

Nor may our encouragement be lacking to all those fleeing extreme poverty or war, travelling all too often in inhumane conditions and not infrequently at the risk of their lives. May God repay all those, both individuals and states, who generously work to provide assistance and welcome to the numerous migrants and refugees, helping them to build a dignified future for themselves and for their dear ones, and to be integrated in the societies which receive them.

On this festal day may the Lord grant renewed hope to all those who lack employment – and they are so many!; may he sustain the commitment of those with public responsibilities in political and economic life, that they may work to pursue the common good and to protect the dignity of every human life.

Where God is born, mercy flourishes. Mercy is the most precious gift which God gives us, especially during this Jubilee year in which we are called to discover that tender love of our heavenly Father for each of us. May the Lord enable prisoners in particular to experience his merciful love, which heals wounds and triumphs over evil.

Today, then, let us together rejoice in the day of our salvation. As we contemplate the Crib, let us gaze on the open arms of Jesus, which show us the merciful embrace of God, as we hear the cries of the Child who whispers to us: “for my brethren and companions’ sake, I will say: Peace be within you” (Ps 121[122]:8).


Christmas Greetings of the Holy Father (after the Urbi et Orbi Blessing)

To you, dear brothers and sisters all over the world who have come to this Square and to all those who join us by radio, television and other media, I offer my most cordial good wishes.

It is Christmas of the Holy Year of Mercy, and so I pray that all can welcome into their lives the mercy of God which Jesus Christ has bestowed on us, so that we in turn can show mercy to our brothers and sisters. In this way, we will make peace grow! Happy Christmas!

Photos of the crib on St-Peter Square 2015

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Photos du Webmaster qui après 14 ans est appelé à d'autres fonctions l'an prochain