Nouvelles du 24-01- 2007

St François de Sales
Texte Pris sur le site Zénith

aussi

1 . Message de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri Evêque de Gap et d'Embrun
Président du Conseil pour la communication.,
« Les médias : au carrefour entre rôle et service. Chercher la Vérité pour la partager. »
« La Vérité vous rendra libres »

2 . L’Eglise catholique et les médias : décrets, instructions pastorale, lettres ….


MESSAGE DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI
POUR LA 42ème JOURNÉE MONDIALE
DES COMMUNICATIONS SOCIALES


Thème: " L'homme a soif de vérité, il est à la recherche de la vérité"

le 4 mai 2008

Il rappelle que « l'homme est à la recherche de la vérité »


ROME, Jeudi 24 janvier 2008 (ZENIT.org) - « L'homme a soif de vérité, il est à la recherche de la vérité », rappelle le pape Benoît XVI dans son message 2008 pour la 42e Journée mondiale des communications sociales.

« Les médias : au carrefour entre rôle et service. Chercher la Vérité pour la partager », c'est le titre de ce message du pape qui a été présenté ce matin au Vatican par le président du Conseil pontifical ad hoc, Mgr Claudio Maria Celli, et dont voici le texte intégral.

Les médias : au carrefour entre rôle et service.

Chercher la Vérité pour la partager

Chers Frères et Sœurs !

1. Le thème de la prochaine Journée mondiale des Communications sociales - "Les médias: au carrefour entre rôle et service. Chercher la Vérité pour la partager "- met en lumière l'importance du rôle des moyens de communication sociale dans la vie des individus et de la société. En effet, il n'y a pas d'aspect de l'expérience humaine, notamment si nous considérons le vaste phénomène de la mondialisation, où les médias ne soient pas devenus partie constitutive des relations interpersonnelles et des processus sociaux, économiques, politiques et religieux. À ce propos, j'écrivais dans mon Message pour la Journée mondiale de la Paix du 1er janvier dernier: « Les moyens de communication sociale, par les potentialités éducatives dont ils disposent, ont une responsabilité spéciale pour promouvoir le respect de la famille, pour illustrer ses attentes et ses droits, pour mettre en évidence sa beauté » (n. 5).

2. Grâce à une vertigineuse évolution technologique, ces moyens ont acquis des potentialités extraordinaires, posant en même temps des questions et des problèmes nouveaux et inédits. On ne peut nier l'apport qu'ils peuvent donner à la circulation de l'information, à la connaissance des événements et à la diffusion du savoir : par exemple, ils ont contribué de manière décisive à l'alphabétisation et à la socialisation, ainsi qu'au développement de la démocratie et du dialogue entre les peuples. Sans leur apport, il serait vraiment difficile de favoriser et d'améliorer la compréhension entre les nations, de donner un souffle universel aux dialogues de paix, de garantir à l'homme le bien primordial à l'information, assurant en même temps la libre circulation des idées concernant surtout les idéaux de solidarité et de justice sociale. Oui ! Dans leur ensemble, les médias ne sont pas seulement des moyens pour la diffusion des idées, mais ils peuvent et doivent même être des instruments au service d'un monde plus juste et plus solidaire. Le risque n'est malheureusement jamais absent qu'ils se transforment au contraire en systèmes destinés à soumettre l'homme à des logiques dictées par les intérêts dominants du moment. C'est le cas d'une communication utilisée à des fins idéologiques ou pour la diffusion de produits de consommation au moyen d'une publicité insistante. Sous prétexte de représenter la réalité, on tend de fait à légitimer et à imposer des modèles distordus de vie personnelle, familiale ou sociale. En outre, pour favoriser l'écoute, ce qu'on appelle l'audimat, on n'hésite pas à recourir parfois à la transgression, à la vulgarité et à la violence. Il y a enfin la possibilité que soient proposés et soutenus, à travers les médias, des modèles de développement qui augmentent plutôt que réduisent la fracture technologique entre pays riches et pays pauvres.

3. L'humanité se trouve aujourd'hui à un carrefour. Ce que j'ai écrit dans l'Encyclique Spe salvi à propos de l'ambiguïté du progrès vaut aussi pour les médias, qui offrent des potentialités inédites pour le bien, mais qui ouvrent en même temps des potentialités abyssales de mal n'existant pas auparavant (cf. n. 22). Il est par conséquent nécessaire de se demander s'il est sage de laisser les moyens de communication sociale être assujettis à un fonctionnement aveugle ou finir par être à la merci de qui s'en sert pour manipuler les consciences. Ne devrait-on pas plutôt faire en sorte qu'ils restent au service de la personne et du bien commun et qu'il favorisent "la formation éthique de l'homme, pour la croissance de l'homme intérieur" (ibid.) ? Leur extraordinaire impact dans la vie des individus et de la société est un élément largement reconnu, mais on doit aujourd'hui mettre en évidence le tournant, je dirais plus encore, la véritable mutation de rôle, qu'ils ont à réaliser. Aujourd'hui, de façon toujours plus marquée, la communication semble avoir souvent la prétention non seulement de représenter la réalité, mais de la déterminer grâce au pouvoir et à la force de suggestion qu'elle possède. Il arrive par exemple que, dans certaines situations, les médias soient utilisés non pas pour remplir correctement leur rôle d'information, mais pour "créer" les événements eux-mêmes. Cette périlleuse mutation de leur fonction suscite la préoccupation de nombreux pasteurs. Parce qu'il s'agit évidemment de réalités qui pèsent profondément sur toutes les dimensions de la vie humaine (morales, intellectuelles, religieuses, relationnelles, affectives, culturelles), mettant en jeu le bien de la personne, il faut réaffirmer que tout ce qui est techniquement possible n'est pas éthiquement praticable. L'impact des moyens de communication sur la vie de l'homme contemporain pose donc des questions que l'on ne peut éluder, et qui demandent des choix et des réponses qui ne peuvent être renvoyés à plus tard.

4. Le rôle que les moyens de communication sociale ont joué dans la société doit désormais être considéré comme partie intégrante de la question anthropologique, qui apparaît comme un défi crucial du troisième millénaire. De manière identique à ce qui se passe dans le domaine de la vie humaine, du mariage et de la famille, et au sujet des grandes questions contemporaines concernant la paix, la justice et la sauvegarde de la création, sont en jeu, également dans le secteur des communications sociales, des dimensions constitutives de l'homme et de sa vérité. Lorsque la communication perd ses ancrages éthiques et échappe au contrôle social, elle finit par ne plus tenir compte du caractère central et de la dignité inviolable de l'homme, risquant de peser négativement sur sa conscience, sur ses choix, et de conditionner en fin de compte la liberté et la vie même des personnes. Voilà pourquoi il est indispensable que les communications sociales défendent jalousement la personne et respectent pleinement sa dignité. Un certain nombre de gens pensent qu'une "info-éthique" est aujourd'hui nécessaire dans ce domaine, de la même façon qu'il existe la bioéthique en médecine et dans la recherche scientifique liée à la vie.

5. Il convient d'éviter que les médias deviennent le mégaphone du matérialisme économique et du relativisme éthique, véritables plaies de notre temps. Ils peuvent et doivent par contre contribuer à faire connaître la vérité sur l'homme, en la défendant devant ceux qui tendent à la nier ou à la détruire. On peut dire plus encore que la recherche et la présentation de la vérité sur l'homme constituent la vocation la plus haute de la communication sociale. Utiliser à cette fin tous les langages, toujours plus beaux et plus raffinés, dont les médias disposent, tel est le devoir exaltant confié en premier lieu aux responsables et aux personnes travaillant dans ce secteur. C'est un devoir qui cependant, d'une certaine manière, nous concerne tous, car tous, à l'époque de la mondialisation, nous sommes bénéficiaires et agents de communications sociales. Les nouveaux médias, la téléphonie et Internet en particulier, sont en train de modifier la physionomie même de la communication et c'est peut-être une occasion précieuse pour la redessiner, pour rendre plus visibles, comme l'a dit mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, les aspects essentiels et inaliénables de la vérité sur la personne humaine (cf. Lettre apost. Le progrès rapide, n. 10).

6. L'homme a soif de vérité, il est à la recherche de la vérité ; ceci se manifeste aussi à travers l'attention et le succès enregistrés par de nombreux produits éditoriaux, programmes ou fictions de qualité, où la vérité, la beauté et la grandeur de la personne, y compris sa dimension religieuse, sont reconnues et bien représentées. Jésus a dit : "Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres" (Jn 8, 32). La vérité qui nous rend libres est le Christ, parce que Lui Seul peut répondre pleinement à la soif de vie et d'amour qui est dans le cœur de l'homme. Celui qui l'a rencontré et qui se passionne pour son message fait l'expérience du désir irrésistible de partager et de communiquer cette vérité : « Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons contemplé de nos yeux - écrit saint Jean -, ce que nous avons vu et que nos mains ont touché, c'est le Verbe, la parole de la vie [...], nous vous l'annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. C'est nous qui écrivons cela afin que nous ayons la plénitude de la joie» (1Jn 1,1-3).

Invoquons l'Esprit Saint, pour qu'il y ait des hommes de communication courageux et d'authentiques témoins de la vérité qui, fidèles à l'injonction du Christ et passionnés par le message de la foi, "sachent se faire les interprètes des instances culturelles actuelles, s'engageant à vivre notre époque de la communication non pas comme un temps d'aliénation et d'égarement, mais comme un temps précieux pour la recherche de la vérité et pour le développement de la communion entre les personnes et entre les peuples" (Jean-Paul II, Discours à la Rencontre Paraboles médiatiques, 9 novembre 2002).

Avec ce souhait, je donne à tous avec affection ma Bénédiction.

Du Vatican, le 24 janvier 2008, Fête de saint François de Sales.


BENEDICTUS PP. XVI

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L'Eglise et les médias: une interview de Mgr Jean-Michel Di Falco Léandri

Dimanche prochain le 4 mai, sera la 42ème journée chrétienne de la communication avec pour thème « la vérité vous rendra libres ». Comment l’Eglise catholique doit elle se situer par rapport à eux et comment doit-elle les utiliser ?
Rencontre avec Mgr di Falco, évêque de Gap et Embrun et président du Conseil pour la communication de l’Eglise de France, ainsi que de la commission des évêques d'Europe pour les médias.

Un sujet préparé par Sabine de Rozières sur Radio Vatican


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Message de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

« Les médias : au carrefour entre rôle et service. Chercher la Vérité pour la partager. »

« La Vérité vous rendra libres »


« Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons contemplé de nos yeux, ce que nous avons vu et que nos mains ont touché, le Verbe, la Parole de Vie [...], nous vous l’annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. C’est nous qui écrivons cela afin que nous ayons la plénitude de la joie » (1 Jn 1,1-3).

La vie humaine se construit dans la relation, se nourrit de communication, est communion. Tout l’édifice repose sur la confiance. On croit ce que l’autre dit parce qu’on a confiance en lui. On a confiance en lui parce qu’on sait qu’il n’a pas le désir de tromper même s’il est faillible. Par la confiance donnée, la prise de parole sait faire toute sa place à l’écoute de l’autre, la relation s’exempte de toute manipulation, la liberté de chacun et le respect de l’autre deviennent les maîtres mots. La communication se nourrit alors de la vérité. La relation devient communion, union respectueuse du parcours et de l’intime de chacun.

Ce qui vaut des relations entre les personnes vaut tout autant pour la société toute entière. Liberté et respect président aux lois régissant la presse et les médias. La loi du 30 septembre 1986 sur l’audiovisuel, par exemple, souligne que « la communication audiovisuelle est libre. [Mais que] l’exercice de cette liberté [est] limité […] par le respect de la dignité de la personne humaine, de la liberté et de la propriété d’autrui, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion et […] la sauvegarde de l’ordre public ». C’est pourquoi l’Eglise se réjouit du talent des journalistes et des professionnels de la presse comme de leur créativité éditoriale donnant corps à cette exigence éthique : sans l’apport des médias « il serait vraiment difficile de donner un souffle universel aux dialogues de paix, de garantir à l’homme le bien primordial à l’information » (Benoît XVI, Message pour la 42ème journée mondiale des communications sociales, 4 mai 2008). L’Eglise s’associe à toutes celles et tous ceux qui défendent la liberté de la presse au même titre qu’elle défend la liberté religieuse. L’une comme l’autre de ces libertés demandent un libre accès de tous à la vérité, l’une comme l’autre revendiquent la liberté d’expression, l’une comme l’autre demandent d’être librement exercées du moment qu’un ordre public juste est respecté et que le Bien commun donne sens au vivre ensemble (cf. Concile Vatican II, Dignitatis humanae, 2).

Souligner l’exigence de la liberté et du respect dans une pleine reconnaissance de l’altérité comme la condition de tout dialogue fécond, c’est se faire témoin jusqu’au bout de la vérité dans la reconnaissance de la dignité de la personne, au point que s’agissant des médias l’on peut souligner « qu’un certain nombre de gens pensent qu’une « info-éthique » est aujourd’hui nécessaire, de la même façon qu’il existe la bioéthique en médecine et dans la recherche scientifique liée à la vie » (Benoît XVI, Message pour la 42ème journée mondiale des communications sociales, 4 mai 2008).

C’est tout autant tracer le chemin qui nous conduit, chrétiens, à l’impératif intérieur de ne pas garder pour nous seuls la foi qui anime et éclaire la vie. Le chrétien serait infidèle à sa foi s’il n’offrait au monde ce qui le libère. Il ne peut pas garder le don de l’Evangile, don d’amour et de vérité, uniquement pour lui-même. Il doit l’offrir. L’apôtre Jean, dès le début de l’Eglise, témoigne que si l’être humain est un être de relation, de communication, de communion, c’est parce que Dieu l’est lui-même et qu’il nous appelle à communier à sa vie. Comment alors ne pas proclamer cette Bonne nouvelle sur les toits ? Comment ne pas partager une telle foi, une telle espérance, un tel amour avec toutes et tous ? On comprendra alors que le chrétien veuille témoigner de sa foi, et que ce serait lui faire violence que de l’en empêcher. Dans un monde en quête de sens, nous voulons témoigner que la vérité est Jésus-Christ, et que cette vérité rend libre. « La vérité qui nous rend libres est le Christ, car lui seul peut répondre à la soif de vie et d’amour qui est dans le cœur de l’homme » (Benoît XVI, Message pour la 42ème journée mondiale des communications sociales, 4 mai 2008) : nous en faisons chaque jour l’expérience.

Mais en son nom même nous nous interdisons d’imposer à quiconque cette vérité d’amour. Dialogue respectueux et affirmation de la foi sont pour nous profondément compatibles, mieux ils s’appellent mutuellement. Comment en effet pourrions-nous ne pas être respectueux de la liberté des autres, puisque Dieu respecte la nôtre ? Communiquer avec les femmes et les hommes d’aujourd’hui, être pleinement présent dans l’univers médiatique, ce n’est pas vouloir asséner notre foi à tout prix. Pour nous chrétiens, annoncer l’Evangile n’est pas imposer mais proposer, l’acte de foi étant de par sa nature un acte libre : « les uns exposent aux autres la vérité qu’ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s’aider mutuellement dans la quête de la vérité ; la vérité une fois connue, c’est par un assentiment personnel qu’il faut y adhérer fermement » (cf. Concile Vatican II, Dignitatis humanae ).

Témoigner c’est d’abord se convertir soi-même, c’est avoir l’audace d’être présent au monde avec le ferment de la foi en laissant Dieu agir où Il veut, c’est proposer à ceux qui le souhaitent, par un échange dans la confiance, la liberté et le respect, comme par les moyens de communication, de connaître et de suivre le Christ.


+ Jean-Michel di Falco Léandri
Evêque de Gap et d'Embrun
Président du Conseil pour la communication.

cef.fr


site Zenith
2008-01-24
St François de Sales


MESSAGE OF THE HOLY FATHER BENEDICT XVI
FOR THE 42nd WORLD COMMUNICATIONS DAY 2008

Sunday, 4 May 2008

* * *

The Media: At the Crossroads between Self-Promotion and Service.
Searching for the Truth in order to Share it with Others.

 

Dear Brothers and Sisters!

1. The theme of this year's World Communications Day - "The Media: At the Crossroads between Self-Promotion and Service. Searching for the Truth in order to Share it with Others" - sheds light on the important role of the media in the life of individuals and society. Truly, there is no area of human experience, especially given the vast phenomenon of globalization, in which the media have not become an integral part of interpersonal relations and of social, economic, political and religious development. As I said in my Message for this year's World Day of Peace (1 January 2008): "The social communications media, in particular, because of their educational potential, have a special responsibility for promoting respect for the family, making clear its expectations and rights, and presenting all its beauty" (No. 5).

2. In view of their meteoric technological evolution, the media have acquired extraordinary potential, while raising new and hitherto unimaginable questions and problems. There is no denying the contribution they can make to the diffusion of news, to knowledge of facts and to the dissemination of information: they have played a decisive part, for example, in the spread of literacy and in socialization, as well as the development of democracy and dialogue among peoples. Without their contribution it would truly be difficult to foster and strengthen understanding between nations, to breathe life into peace dialogues around the globe, to guarantee the primary good of access to information, while at the same time ensuring the free circulation of ideas, especially those promoting the ideals of solidarity and social justice. Indeed, the media, taken overall, are not only vehicles for spreading ideas: they can and should also be instruments at the service of a world of greater justice and solidarity. Unfortunately, though, they risk being transformed into systems aimed at subjecting humanity to agendas dictated by the dominant interests of the day. This is what happens when communication is used for ideological purposes or for the aggressive advertising of consumer products. While claiming to represent reality, it can tend to legitimize or impose distorted models of personal, family or social life. Moreover, in order to attract listeners and increase the size of audiences, it does not hesitate at times to have recourse to vulgarity and violence, and to overstep the mark. The media can also present and support models of development which serve to increase rather than reduce the technological divide between rich and poor countries.

3. Humanity today is at a crossroads. One could properly apply to the media what I wrote in the Encyclical Spe Salvi concerning the ambiguity of progress, which offers new possibilities for good, but at the same time opens up appalling possibilities for evil that formerly did not exist (cf. No. 22). We must ask, therefore, whether it is wise to allow the instruments of social communication to be exploited for indiscriminate "self-promotion" or to end up in the hands of those who use them to manipulate consciences. Should it not be a priority to ensure that they remain at the service of the person and of the common good, and that they foster "man's ethical formation ... man's inner growth" (ibid.)? Their extraordinary impact on the lives of individuals and on society is widely acknowledged, yet today it is necessary to stress the radical shift, one might even say the complete change of role, that they are currently undergoing. Today, communication seems increasingly to claim not simply to represent reality, but to determine it, owing to the power and the force of suggestion that it possesses. It is clear, for example, that in certain situations the media are used not for the proper purpose of disseminating information, but to "create" events. This dangerous change in function has been noted with concern by many Church leaders. Precisely because we are dealing with realities that have a profound effect on all those dimensions of human life (moral, intellectual, religious, relational, affective, cultural) in which the good of the person is at stake, we must stress that not everything that is technically possible is also ethically permissible. Hence, the impact of the communications media on modern life raises unavoidable questions, which require choices and solutions that can no longer be deferred.

4. The role that the means of social communication have acquired in society must now be considered an integral part of the "anthropological" question that is emerging as the key challenge of the third millennium. Just as we see happening in areas such as human life, marriage and the family, and in the great contemporary issues of peace, justice and protection of creation, so too in the sector of social communications there are essential dimensions of the human person and the truth concerning the human person coming into play. When communication loses its ethical underpinning and eludes society's control, it ends up no longer taking into account the centrality and inviolable dignity of the human person. As a result it risks exercising a negative influence on people's consciences and choices and definitively conditioning their freedom and their very lives. For this reason it is essential that social communications should assiduously defend the person and fully respect human dignity. Many people now think there is a need, in this sphere, for "info-ethics", just as we have bioethics in the field of medicine and in scientific research linked to life.

5. The media must avoid becoming spokesmen for economic materialism and ethical relativism, true scourges of our time. Instead, they can and must contribute to making known the truth about humanity, and defending it against those who tend to deny or destroy it. One might even say that seeking and presenting the truth about humanity constitutes the highest vocation of social communication. Utilizing for this purpose the many refined and engaging techniques that the media have at their disposal is an exciting task, entrusted in the first place to managers and operators in the sector. Yet it is a task which to some degree concerns us all, because we are all consumers and operators of social communications in this era of globalization. The new media - telecommunications and internet in particular - are changing the very face of communication; perhaps this is a valuable opportunity to reshape it, to make more visible, as my venerable predecessor Pope John Paul II said, the essential and indispensable elements of the truth about the human person (cf. Apostolic Letter The Rapid Development, 10).

6. Man thirsts for truth, he seeks truth; this fact is illustrated by the attention and the success achieved by so many publications, programmes or quality fiction in which the truth, beauty and greatness of the person, including the religious dimension of the person, are acknowledged and favourably presented. Jesus said: "You will know the truth and the truth will make you free" (Jn 8:32). The truth which makes us free is Christ, because only he can respond fully to the thirst for life and love that is present in the human heart. Those who have encountered him and have enthusiastically welcomed his message experience the irrepressible desire to share and communicate this truth. As Saint John writes, "That which was from the beginning, which we have heard, which we have seen with our eyes, which we have looked upon and touched with our hands, concerning the word of life ... we proclaim also to you, so that you may have fellowship with us. And our fellowship is with the Father and with his Son Jesus Christ. And we are writing this that our joy may be complete" (1 Jn 1:1-3).

Let us ask the Holy Spirit to raise up courageous communicators and authentic witnesses to the truth, faithful to Christ's mandate and enthusiastic for the message of the faith, communicators who will "interpret modern cultural needs, committing themselves to approaching the communications age not as a time of alienation and confusion, but as a valuable time for the quest for the truth and for developing communion between persons and peoples" (John Paul II, Address to the Conference for those working in Communications and Culture, 9 November 2002).

With these wishes, I cordially impart my Blessing to all.

From the Vatican, 24 January 2008, Feast of Saint Francis de Sales.

BENEDICTUS XVI