Nouvelles du 24-01- 2009

St François de Sales
Texte Pris sur le site Zénith


MESSAGE DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI
POUR LA 43ème JOURNÉE MONDIALE
DES COMMUNICATIONS SOCIALES

le 24 mai 2009

Texte intégral ci-dessous

ROME, Vendredi 23 janvier 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message du pape Benoît XVI pour la Journée mondiale des communications sociales sur le thème : Nouvelles technologies, nouvelles relations. Encourager une culture du respect, du dialogue, de l'amitié, qui a été présenté ce vendredi à la salle de presse du Saint-Siège.

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"Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue et d’amitié", tel est le thème choisi par Benoît XVI pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 (qui est fixée le dimanche qui précède la fête de Pentecôte, dimanche 24 mai 2009). Le message papal sera rendu public le 24 janvier prochain, fête de saint François de Sales, le patron des journalistes. Le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales l’a annoncé hier, en la fête des Archanges. Pour Mgr.Claudio Maria Celli, le Pape propose un véritable plan de travail, son texte étant "un résumé des engagements et des responsabilités que les hommes de communication sont appelés à assumer dans un contexte caractérisé par l’accroissement des nouvelles technologies, lequel constitue un nouvel environnement, une nouvelle culture".

Le document traduit, ajoute Mgr.Celli dans un communiqué, "la confiance que place le Pape dans les médias, car ils peuvent avoir un rôle important dans le développement d’un climat de la confiance et de dialogue... Il souligne aussi combien les nouvelles techniques de communication sont appelées à favoriser de nouvelles relations, à bouleverser en profondeur l’attitude des agents de la communication. Le progrès technologique ne peut se limiter à être une avance matérielle. Il doit renouveler les conditions et les capacités d’utilisation des instruments par l’homme, dans une perspective de bien commun ayant pour but un progrès culturel profond et diffus".

En mars 2009 se tiendra un séminaire d’études pour les évêques en charge de la communication, auquel prendront part des enseignants et des experts en la matière, "dans le but d’élaborer une pastorale des médias plus claire et plus moderne".

Source : ECCO - CEF
Jacques Carton

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Texte intégral

Chers frères et soeurs,

A l'approche de la Journée mondiale des communications sociales, c'est avec joie que je me tourne vers vous afin de vous faire part de quelques-unes de mes réflexions sur le thème choisi pour cette année : Nouvelles technologies, nouvelles relations. Encourager une culture de respect, de dialogue, d'amitié. En effet, les nouvelles technologies numériques déterminent des changements fondamentaux dans les modèles de communication et dans les rapports humains. Ces changements sont particulièrement évidents parmi les jeunes dont la croissance est étroitement liée à ces nouvelles technologies de communication. Ils se sentent donc à l'aise dans un monde numérique qui, en revanche, semble souvent étranger à certains d'entre nous, adultes, qui avons du apprendre à comprendre et à apprécier les opportunités qu'il offre pour la communication. Dans le message de cette année, je pense en particulier à ceux qui font partie de cette génération dite ‘numérique' : je voudrais partager avec elle certaines idées sur le potentiel extraordinaire des nouvelles technologies lorsqu'elles sont utilisées pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine. De telles technologies sont un don véritable pour l'humanité : nous devons donc faire en sorte que les avantages qu'elles offrent soient mis au service de tous les êtres humains et de toutes les communautés, particulièrement des plus nécessiteux et des plus vulnérables.

La facilité d'accès aux portables et aux ordinateurs, unie à une portée mondiale et à la capillarité d'Internet, a créé une multiplicité de moyens d'envoyer, de manière instantanée, des mots et des images dans les lieux les plus éloignés et isolés du monde : une possibilité impensable pour les générations précédentes. Les jeunes, en particulier, ont accueilli l'énorme potentiel des nouveaux media pour favoriser la connexion, la communication et la compréhension entre individus et communautés et les utilisent pour communiquer avec leurs amis, pour en rencontrer de nouveaux, pour créer des communautés et des réseaux, pour chercher des informations et des nouvelles, pour partager leurs idées et leurs opinions. Beaucoup d'avantages dérivent de cette nouvelle culture de la communication : les familles peuvent rester en contact même si elles sont séparées par de grandes distances, les étudiants et les chercheurs ont un accès plus facile et plus direct aux documents, aux sources et aux découvertes scientifiques et peuvent, par conséquent, travailler en équipe de lieux différents ; en outre, la nature interactive des nouveaux media facilite des formes plus dynamiques d'apprentissage et de communication, qui contribuent au progrès social.

Bien que ce soit un motif d'émerveillement, la vitesse d'évolution des nouvelles technologies en termes de fiabilité et d'efficacité, leur popularité parmi les usagers ne devraient pas nous surprendre, puisqu'elles répondent au désir fondamental des personnes d'entrer en relation les unes avec les autres. Ce désir de communication et d'amitié est enraciné dans notre nature même d'êtres humains et ne peut être légitimement compris que comme une réponse aux innovations technologiques. À la lumière du message biblique, un tel désir est plutôt à lire comme le reflet de notre participation à l'amour communicatif et unifiant de Dieu, qui veut faire de l'humanité tout entière une seule famille. Lorsque nous ressentons le besoin de nous rapprocher d'autres personnes, lorsque nous voulons mieux les connaître et nous faire connaître, nous répondons à l'appel de Dieu - un appel inhérent à notre nature d'êtres créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, le Dieu de la communication et de la communion.

Le désir de connexion et l'instinct de communication, qui sont ainsi affirmés dans la culture contemporaine, ne sont en vérité que des manifestations modernes de la tendance fondamentale et constante des êtres humains à aller au-delà d'eux-mêmes pour entrer en relation avec les autres. En réalité, lorsque nous nous ouvrons aux autres, nous portons à accomplissement nos besoins les plus profonds et nous devenons plus pleinement humains. Aimer est, en effet, ce pour quoi nous avons été prédisposés par le Créateur. Naturellement, il ne s'agit pas de relations passagères, superficielles ; je parle de l'amour véritable, qui constitue le centre de l'enseignement moral de Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (cf. Mc 12, 30-31). Dans cette lumière, tout en réfléchissant sur le sens des nouvelles technologies, il est important de considérer non seulement leur capacité indubitable à favoriser le contact entre les personnes, mais également la qualité des contenus qu'elles sont appelées à mettre en circulation. Je désire encourager toutes les personnes de bonne volonté, actives dans le monde de la communication numérique, à s'engager à promouvoir une culture du respect, du dialogue, de l'amitié.

Par conséquent, ceux qui travaillent dans le secteur de la production et de la diffusion des contenus des nouveaux media ne peuvent pas ne pas se sentir engagés quant au respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine. Si les nouvelles technologies doivent servir au bien des individus et de la société, ceux qui les utilisent doivent éviter le partage de mots et d'images dégradantes pour l'être humain, et exclure ainsi ce qui alimente la haine et l'intolérance, ce qui avilit la beauté et l'intimité de la sexualité humaine, ce qui exploite les faibles et les personnes sans défense.

Les nouvelles technologies ont aussi ouvert la voie au dialogue entre des personnes de pays, de cultures et de religions différentes. La nouvelle arène numérique, le cyberespace, permet de faire des rencontres et de connaître les valeurs et les traditions des autres. Toutefois, pour être fécondes, de telles rencontres demandent des formes d'expression honnêtes et correctes ainsi qu'une écoute attentive et respectueuse. Le dialogue doit être enraciné dans une recherche sincère et réciproque de la vérité, pour réaliser la promotion du développement dans la compréhension et dans la tolérance. La vie n'est pas qu'une simple succession de faits et d'expériences : elle est plutôt une recherche du vrai, du bien et du beau. C'est précisément dans cet objectif que nous faisons nos choix, que nous exerçons notre liberté et c'est là, c'est-à-dire dans la vérité, le bien et le beau, que nous trouvons le bonheur et la joie. Encore faut-il ne pas se laisser duper par ceux qui cherchent simplement des consommateurs sur un marché aux possibilités indifférenciées, où le choix en lui-même devient le bien, la nouveauté se métamorphose en beauté, l'expérience subjective évince la vérité.

Le concept d'amitié a joui d'une nouvelle relance dans le vocabulaire des réseaux sociaux numériques apparus ces dernières années. Un tel concept est une des conquêtes les plus nobles de la culture humaine. Dans nos amitiés et à travers elles nous grandissons et nous nous développons comme êtres humains. C'est pourquoi l'amitié véritable a toujours été considérée comme une des plus grandes richesses dont dispose l'être humain. Pour cette raison, il faut être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié. Combien il serait triste si notre désir de soutenir et de développer des amitiés on-line se réalisait aux prix de notre disponibilité pour la famille, pour nos proches et pour ceux que l'on rencontre dans la réalité quotidienne, sur notre lieu de travail, à l'école, pendant le temps libre. En effet, lorsque le désir de connexion virtuelle devient obsessionnel, la conséquence est que la personne s'isole, interrompant une réelle interaction sociale. Cela finit même par déranger les temps de repos, de silence et de réflexion nécessaires à un sain développement humain.

L'amitié est un grand bien humain, mais elle serait vidée de sa valeur, si elle était considérée comme une fin en soi. Les amis doivent se soutenir et s'encourager les uns les autres pour développer leurs dons et leurs talents et les mettre au service de la communauté humaine. Dans ce contexte, il est gratifiant de voir l'émergence de nouveaux réseaux numériques qui cherchent à encourager la solidarité humaine, la paix et la justice, les droits de l'homme et le respect pour la vie et le bien de la création. Ces réseaux peuvent faciliter des formes de coopération entre des peuples de contextes géographiques et culturels différents, en leur permettant d'approfondir leur humanité commune et le sens de la coresponsabilité pour le bien de tous. Il faut toutefois se préoccuper de faire en sorte que le monde numérique, où de tels réseaux peuvent être établis, soit un monde vraiment accessible à tous. Quel grave préjudice pour l'avenir de l'humanité, si les nouveaux moyens de communication, qui permettent de partager des connaissances et des informations de manière plus rapide et efficace, n'étaient pas accessibles à ceux qui sont déjà économiquement et socialement marginalisés ou s'ils contribuaient seulement à creuser l'écart qui sépare les pauvres des nouveaux réseaux qui se développent au service de l'information et de la socialisation humaine.

Je voudrais conclure ce message en me tournant, en particulier, vers les jeunes catholiques, pour les exhorter à porter au monde numérique le témoignage de leur foi. Très chers jeunes, engagez-vous à introduire dans la culture de ce nouveau domaine de la communication et de l'information les valeurs sur lesquelles votre vie repose ! Dans les premiers temps de l'Église, les apôtres et leurs disciples ont apporté la Bonne Nouvelle de Jésus dans le monde gréco-romain : comme alors, l'évangélisation, pour être féconde, requit la compréhension attentive de la culture et des coutumes de ces peuples païens dans le but d'en toucher les esprits et les cœurs ; aujourd'hui aussi, l'annonce du Christ dans le monde des nouvelles technologies en suppose une connaissance approfondie pour une utilisation conséquente et adaptée. À vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, vous revient en particulier le devoir d'évangélisation de ce « continent numérique ». Sachez prendre en charge avec enthousiasme l'annonce de l'Evangile à vos contemporains ! Vous connaissez leurs craintes et leurs espoirs, leurs enthousiasmes et leurs déceptions : le don le plus précieux que vous puissiez leur faire est de partager avec eux la « Bonne Nouvelle » d'un Dieu qui s'est fait homme, qui a souffert, qui est mort et qui est ressuscité pour sauver l'humanité. Le coeur humain aspire à un monde où règne l'amour, où les dons soient partagés, où soit édifiée l'unité, où la liberté trouve son sens dans la vérité et où l'identité de chacun soit réalisée dans une communion respectueuse. La foi peut donner une réponse à ces attentes : soyez-en les hérauts ! Le pape est à vos côtés à travers sa prière et sa bénédiction.

Du Vatican, le 24 janvier 2009

BENEDICTUS PP. XVI

 


site Zenith
2009-01-24
St François de Sales


MESSAGE OF THE HOLY FATHER BENEDICT XVI
FOR THE 43rd WORLD COMMUNICATIONS DAY 2009

24th May 2009

"New Technologies, New Relationships"

VATICAN CITY, JAN. 23, 2009 (Zenit.org).- Here is the message Benedict XVI released today for the 43rd World Communications Day, which will be observed May 24.

The message is titled "New Technologies, New Relationships. Promoting a culture of Respect, Dialogue and Friendship."

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Dear Brothers and Sisters,

In anticipation of the forthcoming World Communications Day, I would like to address to you some reflections on the theme chosen for this year -- "New Technologies, New Relationships: Promoting a culture of Respect, Dialogue and Friendship." The new digital technologies are, indeed, bringing about fundamental shifts in patterns of communication and human relationships. These changes are particularly evident among those young people who have grown up with the new technologies and are at home in a digital world that often seems quite foreign to those of us who, as adults, have had to learn to understand and appreciate the opportunities it has to offer for communications. In this year’s message, I am conscious of those who constitute the so-called digital generation and I would like to share with them, in particular, some ideas concerning the extraordinary potential of the new technologies, if they are used to promote human understanding and solidarity. These technologies are truly a gift to humanity and we must endeavour to ensure that the benefits they offer are put at the service of all human individuals and communities, especially those who are most disadvantaged and vulnerable.

The accessibility of mobile telephones and computers, combined with the global reach and penetration of the internet, has opened up a range of means of communication that permit the almost instantaneous communication of words and images across enormous distances and to some of the most isolated corners of the world; something that would have been unthinkable for previous generations. Young people, in particular, have grasped the enormous capacity of the new media to foster connectedness, communication and understanding between individuals and communities, and they are turning to them as means of communicating with existing friends, of meeting new friends, of forming communities and networks, of seeking information and news, and of sharing their ideas and opinions. Many benefits flow from this new culture of communication: families are able to maintain contact across great distances; students and researchers have more immediate and easier access to documents, sources and scientific discoveries, hence they can work collaboratively from different locations; moreover, the interactive nature of many of the new media facilitates more dynamic forms of learning and communication, thereby contributing to social progress.

While the speed with which the new technologies have evolved in terms of their efficiency and reliability is rightly a source of wonder, their popularity with users should not surprise us, as they respond to a fundamental desire of people to communicate and to relate to each other. This desire for communication and friendship is rooted in our very nature as human beings and cannot be adequately understood as a response to technical innovations. In the light of the biblical message, it should be seen primarily as a reflection of our participation in the communicative and unifying Love of God, who desires to make of all humanity one family. When we find ourselves drawn towards other people, when we want to know more about them and make ourselves known to them, we are responding to God’s call – a call that is imprinted in our nature as beings created in the image and likeness of God, the God of communication and communion.

The desire for connectedness and the instinct for communication that are so obvious in contemporary culture are best understood as modern manifestations of the basic and enduring propensity of humans to reach beyond themselves and to seek communion with others. In reality, when we open ourselves to others, we are fulfilling our deepest need and becoming more fully human. Loving is, in fact, what we are designed for by our Creator. Naturally, I am not talking about fleeting, shallow relationships, I am talking about the real love that is at the very heart of Jesus’ moral teaching: "You must love the Lord your God with all your heart, with all your soul, with all your mind, and with all your strength" and "You must love your neighbour as yourself" (cf. Mk 12:30-31). In this light, reflecting on the significance of the new technologies, it is important to focus not just on their undoubted capacity to foster contact between people, but on the quality of the content that is put into circulation using these means. I would encourage all people of good will who are active in the emerging environment of digital communication to commit themselves to promoting a culture of respect, dialogue and friendship.

Those who are active in the production and dissemination of new media content, therefore, should strive to respect the dignity and worth of the human person. If the new technologies are to serve the good of individuals and of society, all users will avoid the sharing of words and images that are degrading of human beings, that promote hatred and intolerance, that debase the goodness and intimacy of human sexuality or that exploit the weak and vulnerable.

The new technologies have also opened the way for dialogue between people from different countries, cultures and religions. The new digital arena, the so-called cyberspace, allows them to encounter and to know each other’s traditions and values. Such encounters, if they are to be fruitful, require honest and appropriate forms of expression together with attentive and respectful listening. The dialogue must be rooted in a genuine and mutual searching for truth if it is to realize its potential to promote growth in understanding and tolerance. Life is not just a succession of events or experiences: it is a search for the true, the good and the beautiful. It is to this end that we make our choices; it is for this that we exercise our freedom; it is in this – in truth, in goodness, and in beauty – that we find happiness and joy. We must not allow ourselves to be deceived by those who see us merely as consumers in a market of undifferentiated possibilities, where choice itself becomes the good, novelty usurps beauty, and subjective experience displaces truth.

The concept of friendship has enjoyed a renewed prominence in the vocabulary of the new digital social networks that have emerged in the last few years. The concept is one of the noblest achievements of human culture. It is in and through our friendships that we grow and develop as humans. For this reason, true friendship has always been seen as one of the greatest goods any human person can experience. We should be careful, therefore, never to trivialize the concept or the experience of friendship. It would be sad if our desire to sustain and develop on-line friendships were to be at the cost of our availability to engage with our families, our neighbours and those we meet in the daily reality of our places of work, education and recreation. If the desire for virtual connectedness becomes obsessive, it may in fact function to isolate individuals from real social interaction while also disrupting the patterns of rest, silence and reflection that are necessary for healthy human development.

Friendship is a great human good, but it would be emptied of its ultimate value if it were to be understood as an end in itself. Friends should support and encourage each other in developing their gifts and talents and in putting them at the service of the human community. In this context, it is gratifying to note the emergence of new digital networks that seek to promote human solidarity, peace and justice, human rights and respect for human life and the good of creation. These networks can facilitate forms of co-operation between people from different geographical and cultural contexts that enable them to deepen their common humanity and their sense of shared responsibility for the good of all. We must, therefore, strive to ensure that the digital world, where such networks can be established, is a world that is truly open to all. It would be a tragedy for the future of humanity if the new instruments of communication, which permit the sharing of knowledge and information in a more rapid and effective manner, were not made accessible to those who are already economically and socially marginalized, or if it should contribute only to increasing the gap separating the poor from the new networks that are developing at the service of human socialization and information.

I would like to conclude this message by addressing myself, in particular, to young Catholic believers: to encourage them to bring the witness of their faith to the digital world. Dear Brothers and Sisters, I ask you to introduce into the culture of this new environment of communications and information technology the values on which you have built your lives. In the early life of the Church, the great Apostles and their disciples brought the Good News of Jesus to the Greek and Roman world. Just as, at that time, a fruitful evangelization required that careful attention be given to understanding the culture and customs of those pagan peoples so that the truth of the gospel would touch their hearts and minds, so also today, the proclamation of Christ in the world of new technologies requires a profound knowledge of this world if the technologies are to serve our mission adequately. It falls, in particular, to young people, who have an almost spontaneous affinity for the new means of communication, to take on the responsibility for the evangelization of this "digital continent". Be sure to announce the Gospel to your contemporaries with enthusiasm. You know their fears and their hopes, their aspirations and their disappointments: the greatest gift you can give to them is to share with them the "Good News" of a God who became man, who suffered, died and rose again to save all people. Human hearts are yearning for a world where love endures, where gifts are shared, where unity is built, where freedom finds meaning in truth, and where identity is found in respectful communion. Our faith can respond to these expectations: may you become its heralds! The Pope accompanies you with his prayers and his blessing.

From the Vatican, 24 January 2009

BENEDICTUS PP. XVI