Nouvelles du 04 -03- 2009
Texte Pris sur le site Zénith

Message de Benoît XVI aux jeunes pour la XXIVe JMJ (5 avril 2009)

« Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant »

rameaux 2006

ROME, Mercredi 4 mars 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message du pape Benoît XVI aux jeunes pour la XXIVème Journée mondiale de la jeunesse qui sera célébrée cette année dans les diocèses, le dimanche des Rameaux (5 avril).

"Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant" (1 Tm 4, 10)

Chers amis,

Le 5 avril, dimanche des Rameaux, nous célébrerons, au niveau diocésain, la XXIVe Journée Mondiale de la Jeunesse. Tandis que nous nous préparons à ce rendez-vous annuel, c'est avec beaucoup de gratitude envers le Seigneur que j e repense à la rencontre qui s'est tenue à Sydney au mois de juillet dernier : rencontre inoubliable durant laquelle le Saint-Esprit a renouvelé la vie de très nombreux jeunes venus du monde entier. La joie de la fête et l'enthousiasme spirituel expérimentés durant ces jours ont été un signe éloquent de la présence de l'Esprit du Christ. A présent, nous sommes en chemin vers le rassemblement international prévu à Madrid en 2011, qui aura pour thème les mots de l'apôtre Paul : « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2,7). En vue d'un tel rendez-vous mondial des jeunes, nous voulons faire ensemble un parcours de formation, en réfléchissant en 2009 sur l'affirmation de saint Paul : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant. » (1 Tm 4, 10) et en 2010 sur la demande du jeune homme riche à Jésus : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10, 17).

La jeunesse, temps de l'espérance

A Sydney, notre attention s'est concentrée sur ce que l'Esprit Saint dit aujourd'hui aux croyants et en particulier à vous, chers jeunes. Durant la Messe finale, je vous ai exhortés à vous laisser façonner par Lui pour être des messagers de l'amour divin, capables de construire un avenir d'espérance pour toute l'humanité. La question de l'espérance, en vérité, est au centre de notre vie d'êtres humains et de notre mission de chrétiens, particulièrement à l'époque actuelle. Nous ressentons tous le besoin d'espérance, non pas d'une espérance quelconque, mais d'une espérance solide e t fiable, comme j'ai voulu le souligner dans l'encyclique Spe salvi. La jeunesse en particulier est un temps d'espérance, parce qu'elle regarde vers l'avenir avec de nombreuses attentes. Quand on est jeune, on porte en soi des idéaux, des rêves et des projets ; la jeunesse est le temps où mûrissent des choix décisifs pour le reste de la vie. Aussi, peut-être pour cette raison, est-ce la saison de l'existence où émergent avec force les questions de fond : pourquoi suis-je sur cette terre ? quel sens a la vie ? que sera ma vie ? Et encore : comment atteindre le bonheur ? pourquoi la souffrance, la maladie et la mort ? qu'y a-t-il après la mort ? Questions qui deviennent pressantes quand il faut affronter des obstacles qui parfois semblent insurmontables : difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d'un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle. On se demande alors : où puiser et comment tenir vivante dans notre cœur la flamme de l'espérance ?

A la recherche de la "grande espérance"

L'expérience montre que les qualités personnelles et les biens matériels ne suffisent pas à fonder cette espérance que l'âme humaine recherche en permanence. Comme je l'ai aussi écrit dans l'encyclique Spe Salvi, la politique, la science, la technique, l'économie et toute autre ressource matérielle ne sont pas suffisantes à elles seules pour offrir la grande espérance à laquelle tous aspirent. Cette espérance « ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre » (n. 31). C'est pourquoi une des conséquences principales de l'oubli de Dieu est l'évident désarroi qui marque nos sociétés, avec ses dimensions de solitude et de violence, d'insatisfaction et de perte de confiance qui aboutissent fréquemment à la désespérance. Clair et fort est le rappel qui nous vient de la Parole de Dieu : « Malheureux est l'homme qui se confie dans l'homme et dont le cœur se détourne du Seigneur ! Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur » (Jr 17, 5-6).

La crise de l'espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces. Je pense, chers jeunes amis, à tant de vos contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d'un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d'expériences négatives et blessantes. Pour certains - et malheureusement ils sont nombreux - l'issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l'alcool, et vers tant d'autres formes de déséquilibres. Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu'ils ont suivi de « mauvais maîtres », le désir d'un amour vrai et d'un bonheur authentique ne s'éteint pas. Mais comment annoncer l'espérance à ces jeunes ? Nous savons qu'en Dieu seul l'être humain trouve sa vraie réalisation. Le premier engagement qui nous concerne tous est donc celui d'une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est Amour. A vous, chers jeunes, qui êtes en recherche d'une espérance ferme, j'adresse les mêmes paroles que saint Paul adressait aux chrétiens persécutés de la Rome d'alors : « Que le Dieu de l'Espérance vous donne en plénitude, à vous qui croyez, la joie et la paix, afin que vous débordiez d'espérance par la puissance de l'Esprit Saint. » (Rm 15, 13). Durant cette année jubilaire dédiée à l'Apôtre des nations, à l'occasion du bimillénaire de sa naissance, apprenons de lui à devenir des témoins crédibles de l'espérance chrétienne.

Saint Paul, témoin de l'espérance

Se trouvant immergé dans des difficultés et des épreuves de toute sorte, Paul écrivait à son fidèle disciple Timothée : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant » (1 Tim 4, 10). Comment était née en lui cette espérance ? Pour répondre à une telle question, nous devons partir de sa rencontre avec Jésus ressuscité sur la route de Damas. A l'époque, Saul était un jeune comme vous, d'environ vingt ou vingt-cinq ans, fidèle observant de la Loi de Moïse et décidé à combattre par tous les moyens ceux qu'il considérait comme des ennemis de Dieu (cf. Ac 9, 1). Alors qu'il allait à Damas pour arrêter les disciples du Christ, il fut ébloui par une lumière mystérieuse et s'entendit appeler par son nom : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ». Tombé à terre, il demanda : "Qui es-tu, Seigneur ?" Et la voix répondit : "Je suis Jésus que tu persécutes » (cf. Ac 9, 3-5). Après cette rencontre, la vie de Paul changea radicalement : il reçut le Baptême et devint apôtre de l'Evangile. Sur le chemin de Damas, il fut intérieurement transformé par l'Amour divin rencontré dans la personne de Jésus Christ. Un jour, il écrira : « Ma vie dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Gal 2, 20). De persécuteur, il est donc devenu témoin et missionnaire ; il fonda des communautés chrétiennes en Asie Mineure et en Grèce, parcourant des milliers de kilomètres et affrontant toutes sortes de péripéties, jusqu'au martyre à Rome. Tout cela par amour du Christ.

La grande espérance est en Christ

Pour Paul, l'espérance n'est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante : Jésus Christ, le Fils de Dieu. Intimement pénétré de cette certitude, il pourra écrire à Timothée : : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant. » (1 Tim 4, 10). Le « Dieu vivant » est le Christ ressuscité et présent dans le monde. C'est Lui la vraie espérance : le Christ qui vit avec nous et en nous, et qui nous appelle à participer à sa propre vie éternelle. Si nous ne sommes pas seuls, s'Il est avec nous, ou mieux, si c'est Lui notre présent et notre avenir, pou rquoi avoir peur ? L'espérance des chrétiens est donc de désirer « comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. » (Catéchisme de l'Eglise Catholique, 1817)

Le chemin vers la grande espérance

Chers jeunes, de même qu'il a rencontré un jour le jeune Paul, Jésus veut rencontrer aussi chacun de vous. Oui, avant d'être notre désir, cette rencontre est un grand désir du Christ. Mais l'un de vous pourrait me demander : comment puis-je le rencontrer, moi, aujourd'hui ? Ou plutôt, de quelle façon Lui s'approche-t-il de moi ? L'Eglise nous enseigne que le désir de rencontrer le Seigneur est déjà un fruit de sa grâce. Quand dans la prière nous exprimons notre foi, même si c'est dans l'obscurité, nous le rencontrons déjà parce qu'Il s'offre à nous. La prière persévérante ouvre notre cœur pour l'accueillir, comme l'explique saint Augustin : « Dieu veut que notre désir s'éprouve dans la prière. Ainsi, il nous dispose à recevoir ce qu'il est prêt à nous donner » (Lettres 130, 8, 17). La prière est un don de l'Esprit, qui nous rend hommes et femmes d'espérance, et prier tient le monde ouvert à Dieu (cf. Enc. Spe Salvi, n. 34).

Donnez de la place à la prière dans votre vie ! Prier seul est bien, et prier ensemble est encore plus beau et plus profitable, parce que le Seigneur a assuré d'être présent là où deux ou trois sont réunis en son nom (cf. Mt 18, 20). Il y a de nombreuses façons pour se lier d'amitié avec Lui : il existe des expériences, des groupes et des mouvements, des rencontres, des itinéraires pour apprendre à prier et à grandir ainsi dans l'expérience de la foi. Prenez part à la liturgie de votre paroisse et nourrissez-vous abondamment de la Parole de Dieu et d'une participation active aux Sacrements. Comme vous le savez, le sommet et le centre de l'existence et de la mission de chaque croyant et de chaque communauté chrétienne est l'Eucharistie, sacrement du salut dans lequel le Christ se rend présent et donne comme nourriture spirituelle son propre Corps et son propre Sang pour la vie éternelle. Mystère vraiment ineffable ! Autour de l'Eucharistie naît et grandit l'Eglise, la grande famille des chrétiens, dans laquelle on entre par le Baptême et où on est renouvelé constamment grâce au sacrement de la Réconciliation. Par la Confirmation, les baptisés sont alors affermis par le Saint-Esprit pour vivre comme d'authentiques amis et témoins du Christ, tandis que les sacrements de l'Ordre et du Mariage les rendent aptes à réaliser leurs devoirs apostoliques dans l'Eglise et dans le monde. L'Onction des malades, enfin, nous fait expérimenter le réconfort divin dans la maladie et la souffrance.

Agir selon l'espérance chrétienne

Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l'apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains. Devenus ses fidèles disciples, vous serez ainsi capables de contribuer à former des communautés chrétiennes imprégnées d'amour comme celles dont parle le livre des Actes des Apôtres. L'Eglise compte sur vous pour cet engagement missionnaire : que les difficultés et les épreuves rencontrées ne vous découragent pas. Soyez patients et persévérants, dominant la tendance naturelle des jeunes à la précipitation, à tout vouloir et tout de suite.

Chers amis, comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Faites-le connaître à tous ceux qui, parmi les jeunes et les adultes, sont en recherche de la « grande espérance » qui donne sens à leur existence. Si Jésus est devenu votre espérance, dites-le aussi aux autres avec votre joie et votre engagement spirituel, apostolique et social. Habités par le Christ, après Lui avoir répondu avec votre foi et lui avoir donné toute votre confiance, diffusez cette espérance autour de vous. Faites des choix qui manifestent votre foi : montrez que vous avez compris les pièges de l'idolâtrie de l'argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères. Ne cédez pas à la logique de l'intérêt égoïste, mais cultivez l'amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la vérité, toujours prêts à répondre « à qui vous demande raison de l'espérance qui est en vous » (1 Pi 3, 15). Le chrétien authentique n'est jamais triste, même s'il se trouve à devoir affronter diverses épreuves, parce que la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix.

Marie, Mère de l'Espérance

Que saint Paul soit pour vous un modèle sur cet itiné raire de vie apostolique, lui qui a alimenté sa vie par une foi et une espérance constantes en suivant l'exemple d'Abraham, à propos duquel il écrivait dans la lettre aux Romains : « Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi le père d'une multitude. » (Rm 4, 18). Sur les traces du peuple de l'espérance - formé des prophètes et des saints de tous les temps - nous continuons à marcher vers la réalisation du Royaume, et sur notre chemin spirituel, la Vierge Marie, Mère de l'Espérance, nous accompagne. Celle qui a incarné l'espérance d'Israël, qui a donné au monde le Sauveur et qui est restée ferme dans l'espérance au pied de la Croix, est pour nous un modèle et un soutien. Par-dessus tout, Marie intercède pour nous et nous guide de l'obscurité de nos difficultés à l' aube radieuse de la rencontre avec le Ressuscité. Je voudrais conclure ce message, chers jeunes amis, en faisant mienne la belle et célèbre exhortation de saint Bernard, inspirée par le titre de Marie Stella Maris, Etoile de la mer : « Toi donc, qui que tu sois en ce monde, ballotté par les flots à travers bourrasques et ouragans plutôt que marchant sur la terre ferme, si tu ne veux être englouti par la tempête : ne quitte pas des yeux cet astre étincelant. Que se lèvent les vents des tentations, que surgissent les écueils de l'adversité : regarde l'étoile, invoque Marie... Dans les périls, dans les angoisses, dans les situations critiques : pense à Marie, invoque Marie... En la suivant, tu es sûr de ne pas dévier ; en l'implorant, de ne pas désespérer ; en pensant à elle, de ne pas te tromper . Si elle te soutient, tu ne tomberas pas ; si elle te protège, tu n'auras pas à craindre ; si elle te conduit, tu ne connaîtras pas la fatigue ; avec son aide tu parviendras au but » (Homélies sur les gloires de Marie, 2, 17).

Marie, Etoile de la mer, guide toi-même les jeunes du monde entier à la rencontre de ton divin fils Jésus, et sois aussi la gardienne céleste de leur fidélité à l'Evangile et de leur espérance !

En vous assurant de ma prière quotidienne pour chacun de vous, chers jeunes, je vous bénis de tout cœur, ainsi que les personnes qui vous sont chères.

Du Vatican, le 22 février 2009

BENEDICTUS PP. XVI



 

 



site Zenit

Papal Message for Youth Day '09

"Jesus Also Wants to Encounter Each One of You"

rameaux 2006

VATICAN CITY, MARCH 4, 2009 (Zenit.org).- Here is a Vatican translation of Benedict XVI's message for World Youth Day 2009 (5 April) , to be celebrated at the diocesan level this Palm Sunday. The message was released today.

* * *

"We have set our hope on the living God" (1 Tim 4:10)

My dear friends,

Next Palm Sunday we shall celebrate the twenty-fourth World Youth Day at the diocesan level. As we prepare for this annual event, I recall with deep gratitude to the Lord the meeting held in Sydney in July last year. It was a most memorable encounter, during which the Holy Spirit renewed the lives of countless young people who had come together from all over the world. The joy of celebration and spiritual enthusiasm experienced during those few days was an eloquent sign of the presence of the Spirit of Christ. Now we are journeying towards the international gathering due to take place in Madrid in 2011, which will have as its theme the words of the Apostle Paul: "Rooted and built up in Jesus Christ, firm in the faith" (cf. Col 2:7). As we look forward to that global youth meeting, let us undertake a path of preparation together. We take as our text for the year 2009 a saying of Saint Paul: "We have set our hope on the living God" (1 Tim 4:10), while in 2010 we will reflect on the question put to Jesus by the rich young man: "Good Teacher, what must I do to inherit eternal life?" (Mk 10:17)

Youth, a time of hope

In Sydney, our attention was focussed upon what the Holy Spirit is saying to believers today, and in particular to you, my dear young people. During the closing Mass, I urged you to let yourselves be shaped by him in order to be messengers of divine love, capable of building a future of hope for all humanity. The question of hope is truly central to our lives as human beings and our mission as Christians, especially in these times. We are all aware of the need for hope, not just any kind of hope, but a firm and reliable hope, as I wanted to emphasize in the Encyclical Spe Salvi. Youth is a special time of hope because it looks to the future with a whole range of expectations. When we are young we cherish ideals, dreams and plans. Youth is the time when decisive choices concerning the rest of our lives come to fruition. Perhaps this is why it is the time of life when fundamental questions assert themselves strongly: Why am I here on earth? What is the meaning of life? What will my life be like? And again: How can I attain happiness? Why is there suffering, illness and death? What lies beyond death? These are questions that become insistent when we are faced with obstacles that sometimes seem insurmountable: difficulties with studies, unemployment, family arguments, crises in friendships or in building good loving relationships, illness or disability, lack of adequate resources as a result of the present widespread economic and social crisis. We then ask ourselves: where can I obtain and how can I keep alive the flame of hope burning in my heart?

In search of "the great hope"

Experience shows that personal qualities and material goods are not enough to guarantee the hope which the human spirit is constantly seeking. As I wrote in the Encyclical Spe Salvi, politics, science, technology, economics and all other material resources are not of themselves sufficient to provide the great hope to which we all aspire. This hope "can only be God, who encompasses the whole of reality and who can bestow upon us what we, by ourselves, cannot attain" (no. 31). This is why one of the main consequences of ignoring God is the evident loss of direction that marks our societies, resulting in loneliness and violence, discontent and loss of confidence that can often lead to despair. The word of God issues a warning that is loud and clear: "Cursed are those who trust in mere mortals and make mere flesh their strength, whose hearts turn away from the Lord. They shall be like a shrub in the desert, and shall not see when relief comes" (Jer 17:5-6).

The crisis of hope is more likely to affect the younger generations. In socio-cultural environments with few certainties, values or firm points of reference, they find themselves facing difficulties that seem beyond their strength. My dear young friends, I have in mind so many of your contemporaries who have been wounded by life. They often suffer from personal immaturity caused by dysfunctional family situations, by permissive and libertarian elements in their education, and by difficult and traumatic experience. For some - unfortunately a significant number - the almost unavoidable way out involves an alienating escape into dangerous and violent behaviour, dependence on drugs and alcohol, and many other such traps for the unwary. Yet, even for those who find themselves in difficult situations, having been led astray by bad role models, the desire for true love and authentic happiness is not extinguished. But how can we speak of this hope to those young people? We know that it is in God alone that a human person finds true fulfilment. The main task for us all is that of a new evangelization aimed at helping younger generations to rediscover the true face of God, who is Love. To you young people, who are in search of a firm hope, I address the very words that Saint Paul wrote to the persecuted Christians in Rome at that time: "May the God of hope fill you with all joy and peace in believing, so that you may abound in hope by the power of the Holy Spirit" (Rom 15:13). During this Jubilee Year dedicated to the Apostle of the Gentiles on the occasion of the two thousandth anniversary of his birth, let us learn from him how to become credible witnesses of Christian hope.

Saint Paul, witness of hope

When Paul found himself immersed in difficulties and trials of various kinds, he wrote to his faithful disciple Timothy: "We have set our hope on the living God" (1 Tim 4:10). How did this hope take root in him? In order to answer that question we must go back to his encounter with the Risen Jesus on the road to Damascus. At that time, Saul was a young person like you in his early twenties, a follower of the Law of Moses and determined to fight with every means, and even to kill those he regarded as God's enemies (cf. Acts 9:1). While on his way to Damascus to arrest the followers of Christ, he was blinded by a mysterious light and he heard himself called by name: "Saul, Saul, why do you persecute me?" He fell to the ground, and asked: "Who are you, Lord?" The reply came: "I am Jesus, whom you are persecuting" (Acts 9:3-5). After that encounter, Paul's life changed radically. He received Baptism and became an Apostle of the Gospel. On the road to Damascus, he was inwardly transformed by the Divine Love he had met in the person of Jesus Christ. He would later write: "The life I now live in the flesh I live by faith in the Son of God, who loved me and gave himself for me" (Gal 2:20). From being a persecutor, he became a witness and a missionary. He founded Christian communities in Asia Minor and Greece, and travelled thousands of miles amid all kinds of perils, culminating in his martyrdom in Rome. All this for love of Christ.

The great hope is in Christ

For Paul, hope is not simply an ideal or sentiment, but a living person: Jesus Christ, the Son of God. Profoundly imbued with this certainty, he could write to Timothy: "We have set our hope on the living God" (1 Tim 4:10). The "living God" is the Risen Christ present in our world. He is the true hope: the Christ who lives with us and in us and who calls us to share in his eternal life. If we are not alone, if he is with us, even more, if he is our present and our future, why be afraid? A Christian's hope is therefore to desire "the kingdom of heaven and eternal life as our happiness, placing our trust in Christ's promises and relying not on our own strength, but on the help of the grace of the Holy Spirit" (Catechism of the Catholic Church, 1817).

The way towards the great hope

Just as he once encountered the young Paul, Jesus also wants to encounter each one of you, my dear young people. Indeed, even before we desire it, such an encounter is ardently desired by Jesus Christ. But perhaps some of you might ask me: How can I meet him today? Or rather, in what way does he approach me? The Church teaches us that the desire to encounter the Lord is already a fruit of his grace. When we express our faith in prayer, we find him even in times of darkness because he offers himself to us. Persevering prayer opens the heart to receive him, as Saint Augustine explains: "Our Lord and God ... wants our desire to be exercised in prayer, thus enabling us to grasp what he is preparing to give" (Letter 130:8,17). Prayer is the gift of the Spirit that makes us men and women of hope, and our prayer keeps the world open to God (cf. Spe Salvi, 34).

Make space for prayer in your lives! To pray alone is good, although it is even more beautiful and fruitful to pray together, because the Lord assured us he would be present wherever two or three are gathered in his name (cf. Mt 18:20). There are many ways to become acquainted with him. There are experiences, groups and movements, encounters and courses in which to learn to pray and thus grow in the experience of faith. Take part in your parish liturgies and be abundantly nourished by the word of God and your active participation in the Sacraments. As you know, the summit and centre of the life and mission of every believer and every Christian community is the Eucharist, the sacrament of salvation in which Christ becomes present and gives his Body and Blood as spiritual food for eternal life. A truly ineffable mystery! It is around the Eucharist that the Church comes to birth and grows - that great family of Christians which we enter through Baptism, and in which we are constantly renewed through the Sacrament of Reconciliation. The baptised, through Confirmation, are then confirmed in the Holy Spirit so as to live as authentic friends and witnesses of Christ. The Sacraments of Holy Orders and Matrimony enable them to accomplish their apostolic duties in the Church and in the world. Finally, the Sacrament of the Sick grants us an experience of divine consolation in illness and suffering.

Acting in accordance with Christian hope

If you find your sustenance in Christ, my dear young people, and if you live profoundly in him as did the Apostle Paul, you will not be able to resist speaking about him and making him known and loved by many of your friends and contemporaries. Be his faithful disciples, and in that way you will be able to help form Christian communities that are filled with love, like those described in the Acts of the Apostles. The Church depends on you for this demanding mission. Do not be discouraged by the difficulties and trials you encounter. Be patient and persevering so as to overcome the natural youthful tendency to rush ahead and to want everything immediately.

My dear friends, follow the example of Paul and be witnesses to the Risen Christ! Make Christ known, among your own age group and beyond, to those who are in search of "the great hope" that would give meaning to their lives. If Jesus has become your hope, communicate this to others with your joy and your spiritual, apostolic and social engagement. Let Christ dwell within you, and having placed all your faith and trust in him, spread this hope around you. Make choices that demonstrate your faith. Show that you understand the risks of idolizing money, material goods, career and success, and do not allow yourselves to be attracted by these false illusions. Do not yield to the rationale of selfish interests. Cultivate love of neighbour and try to put yourselves and your human talents and professional abilities at the service of the common good and of truth, always prepared to "make your defence to anyone who demands from you an accounting for the hope that is in you" (1 Pet 3:15). True Christians are never sad, even if they have to face trials of various kinds, because the presence of Jesus is the secret of their joy and peace.

Mary, Mother of hope

May Saint Paul be your example on this path of apostolic life. He nourished his life of constant faith and hope by looking to Abraham, of whom he wrote in the Letter to the Romans: "Hoping against hope, he believed that he would become the father of many nations" (Rom 4:18). Following in the footsteps of the people of hope - composed of prophets and saints of every age - we continue to advance towards the fulfilment of the Kingdom, and on this spiritual path we are accompanied by the Virgin Mary, Mother of Hope. She who incarnated the hope of Israel, who gave the world its Saviour, and who remained at the foot of the Cross with steadfast hope, is our model and our support. Most of all, Mary intercedes for us and leads us through the darkness of our trials to the radiant dawn of an encounter with the Risen Christ. I would like to conclude this message, my dear young friends, with a beautiful and well-known prayer by Saint Bernard that was inspired by one of Mary's titles, Stella Maris, Star of the Sea: "You who amid the constant upheavals of this life find yourself more often tossed about by storms than standing on firm ground, do not turn your eyes from the brightness of this Star, if you would not be overwhelmed by boisterous waves. If the winds of temptations rise, if you fall among the rocks of tribulations, look up at the Star, call on Mary ... In dangers, in distress, in perplexities, think on Mary, call on Mary ... Following her, you will never go astray; when you implore her aid, you will never yield to despair; thinking on her, you will not err; under her patronage you will never wander; beneath her protection you will not fear; she being your guide, you will not weary; with her assistance, you will arrive safely in the port" (Homilies in Praise of the Virgin Mother, 2:17).

Mary, Star of the Sea, we ask you to guide the young people of the whole world to an encounter with your Divine Son Jesus. Be the celestial guardian of their fidelity to the Gospel and of their hope.

Dear young friends, be assured that I remember all of you every day in my prayers. I give my heartfelt blessing to you and to all who are dear to you.

From the Vatican, 22 February 2009

BENEDICTUS PP. XVI